Rien n’est simple lorsque le deuil se mêle à la notoriété. Depuis plusieurs semaines, une affaire née de la mort de Nico, que le rappeur ivoirien Himra présentait comme un frère de cœur, occupe les réseaux sociaux et les chaînes de commentaires. Elle oppose désormais plusieurs personnalités de l’entourage de l’artiste, et chacun y va de sa version.
Le point de départ : un deuil public
C’est le 20 mai 2025 que Himra a annoncé sur Snapchat le décès de Nico, avec un message d’une grande sobriété. Selon les médias de l’époque, le défunt était un proche de longue date, parfois décrit comme un frère ou un cousin ; les articles consultés n’en précisaient ni la nature exacte du lien, ni les circonstances du décès. Le chanteur a ensuite rendu hommage à Nico de façon répétée, jusqu’à déclarer vouloir porter son nom.
Début octobre 2026, des vidéos relayées sur YouTube ont évoqué une prise de parole de Himra visant Marla à propos de cette nuit-là, puis des réponses de différents commentateurs. Les faits reprochés n’ont pas été détaillés dans la presse d’information générale.

La version de Marla
C’est dans ce contexte que Marla a diffusé un long texte. Elle y affirme avoir laissé Nico chez Sly On The Beatz cette nuit-là, parce qu’il était, selon elle, trop ivre pour rentrer seul, et assure avoir reçu ensuite un message de lui sur WhatsApp. Elle dit ne plus disposer de ce message, ayant changé de téléphone, et en cite de mémoire un extrait. Elle soutient aussi qu’elle n’était pas en couple avec Nico, conteste avoir été « la dernière personne » avec lui, comme le prétendraient des membres de sa famille, et rapporte qu’elle aurait été écartée de ses funérailles sous la menace.
Marla s’adresse en particulier à Sly On The Beatz, dont elle conteste le récit, et lui reproche de salir son nom. Elle estime que la mémoire de Nico ne devrait pas alimenter « des mensonges, des accusations et des conflits ». Son texte se termine par un appel à ce que « les faits soient respectés » et par l’annonce qu’elle passe à autre chose, avec un lien vers un titre intitulé « Wave ».
Ce que l’on ne sait pas
Il convient d’être clair : à ce stade, les accusations portées par Marla contre Sly On The Beatz ne sont étayées, dans les éléments rendus publics, par aucun document vérifiable. Elle reconnaît elle-même ne plus avoir les messages qu’elle cite. Les circonstances précises du décès de Nico n’ont pas été établies dans les sources consultées, et aucune plainte, enquête ou décision de justice n’a été mentionnée. Nous n’avons pas non plus pu consulter de réponse publique de Sly On The Beatz ni de Himra à ce dernier texte ; notre rédaction reste disponible pour la publier si elle nous parvient.
Cette polémique pose, au-delà des personnes, une question familière sur la scène musicale ivoirienne : celle de la place laissée au deuil, à la présomption d’innocence et à la vie privée quand les règlements de comptes se déroulent sur les réseaux sociaux, où les récits circulent plus vite que les faits.









