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Attaque de Trappes : le suspect remis en garde à vue, le parquet antiterroriste décrit un « périple meurtrier préparé »

Trois jours après la fusillade de Trappes, le suspect de 39 ans a été replacé en garde à vue lundi 26 octobre. Selon le procureur antiterroriste, l'expertise psychiatrique n'a pas relevé de signes pathologiques cliniques ; l'homme conteste tout mobile raciste.

JGJunior Gnapié28 octobre 2026⏱ 2 min de lectureLu 16 foisActualité
Attaque de Trappes, le suspect remis en garde à vue
📷 Illustration : Attaque de Trappes, le suspect remis en garde à vue © Le Dauphiné Libéré
L'enquête sur la fusillade de Trappes (Yvelines) a connu un nouveau développement lundi 26 octobre. Kevin T., 39 ans, a été replacé en garde à vue dans l'après-midi, selon L'Express. Il est soupçonné d'avoir tué le combattant de MMA Pengo Bossio Wangi et blessé cinq autres personnes.

Une expertise psychiatrique sans signe pathologique

Le suspect affirme être atteint de schizophrénie et suivi médicalement depuis des années. Le procureur national antiterroriste, Olivier Christen, a toutefois indiqué qu'un examen psychiatrique n'avait relevé aucun signe clinique pathologique. L'homme ne conteste pas les faits mais rejette le caractère raciste de son geste. Le magistrat parle d'un « périple meurtrier préparé ».

Ces éléments proviennent d'un seul média parmi ceux consultés. Ils doivent être lus comme les déclarations d'un magistrat et d'un suspect, non comme des conclusions judiciaires.

Rappel des faits

Les faits remontent au vendredi 23 octobre. Le parquet national antiterroriste (PNAT) s'est saisi de l'enquête pour assassinat en relation avec une entreprise terroriste, commis en raison de l'appartenance réelle ou supposée à une race, une ethnie, une nation ou une religion. Les investigations portent aussi sur des tentatives d'assassinat, la détention d'une arme de catégorie A et une association de malfaiteurs terroriste, et sont confiées à la Sous-direction antiterroriste, aux directions zonales de la police et à la DGSI.

D'après le parquet, un homme a tiré en rafales depuis sa voiture. Il a été interpellé vers 10 h 30 à Coignières. Le maire de Trappes, Ali Rabeh, a déclaré que la personne décédée était d'origine africaine et que le tireur « manifestement tirait au hasard ». La préfecture avait précisé que le bilan n'était pas stabilisé.

Une classe politique unanime dans l'émotion

Le jour même, les réactions se sont multipliées. Emmanuel Macron a exprimé sa « profonde émotion ». Gabriel Attal a écrit : « La haine doit cesser. » Jean-Luc Mélenchon a répondu : « Le racisme tue. » Marine Le Pen a évoqué un « acte barbare » dont les motivations doivent être établies, et Gérard Larcher a appelé à « retrouver le chemin de l'apaisement et de la paix civile ».

Pour les lecteurs d'origine africaine installés en France, l'affaire a une portée particulière : la qualification retenue par le parquet inclut explicitement un mobile lié à l'origine ou à la religion des victimes. La suite dépendra de ce que l'enquête établira sur ce point, que le suspect conteste.

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