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Népal : six semaines après la crue de l'Himalaya, les recherches s'arrêtent avec plus de 5 000 disparus

Le Népal a mis fin, lundi 5 octobre, aux recherches des personnes disparues après la crue du 26 août, l'une des plus meurtrières que le pays ait connues ces dernières décennies. Au moins 1 455 personnes sont mortes et 5 285 sont toujours portées disparues, selon les autorités citées par Reuters. Une vidéo diffusée ces derniers jours par Press TV évoque de « nouvelles inondations » ; aucune source indépendante consultée ne la confirme à ce stade.

JGJunior Gnapié11 octobre 2026⏱ 3 min de lectureLu 30 foisActualité
Népal, six semaines après la crue de l'Himalaya
📷 Illustration : Népal : six semaines après la crue de l'Himalaya © Abidjan4all
Tout a commencé le matin du 26 août 2026, près de la frontière sino-népalaise. Un pan de glacier, sur le flanc du Langtang Lirung, sommet de plus de 7 200 mètres, s'est effondré. Selon Oxfam France, cet éboulement a déclenché une crue éclair qui a emporté des villages entiers. NBC News décrit une avalanche de roche et de glace suivie d'une coulée de débris sur environ 190 kilomètres, le long des rivières Bhote Koshi et Trishuli. Ponts, routes, centrales hydroélectriques et habitations ont été balayés. Un commentaire publié par OnlineKhabar rappelle qu'un épisode comparable, mais bien plus modeste, avait déjà touché le même couloir en juillet 2025.
Le bilan a continué de grimper pendant des semaines. Le 28 août, la coordinatrice résidente de l'ONU au Népal faisait état de 464 morts. Début septembre, la presse népalaise comptait autour de 1 340 morts et plus de 4 000 disparus. Les chiffres de l'agence nationale de gestion des catastrophes, repris par l'agence turque Anadolu, indiquent désormais 1 453 morts, 13 795 personnes secourues et 5 285 disparues, dont 636 étrangers. Parmi eux figurent 56 Ukrainiens, selon des informations antérieures rapportées par Hromadske. Du côté chinois, le Tibet déplore 43 morts et 519 disparus.
La décision d'arrêter les recherches a été prise lundi par le bureau du Premier ministre, Balendra Shah, d'après l'Associated Press. Les autorités disent passer de la phase de « recherche et sauvetage » à celle de « recherche et réhabilitation », selon les mots du chef du Centre national d'opérations d'urgence, Phanindra Paudel. Concrètement, plus personne ne cherche activement des corps, mais les restes retrouvés lors des travaux seront récupérés, et des secours restent possibles en cas de besoin. Le gouvernement étudie aussi comment déclarer légalement décédés les disparus, afin que leurs familles puissent régler assurances, comptes bancaires et successions.
Cette annonce divise. « Ils nous ont abandonnés et n'auraient pas dû arrêter les recherches », a déclaré à l'AP Mahesh Shrestha, dont le frère, ingénieur dans une centrale hydroélectrique, reste introuvable. D'autres familles, comme celle de Nirajan Poudel, qui a perdu cinq proches, disent être certaines qu'aucun n'a survécu et attendre surtout un certificat de décès. Selon lui, le gouvernement refuse pour l'instant d'en délivrer, au motif que la loi doit d'abord être modifiée. Ce document conditionne pourtant les indemnisations et les héritages.
Reste l'immense chantier de la reconstruction. Selon le gouvernement, 32 936 personnes ont été directement touchées et 8 317 ménages déplacés, d'après des chiffres relayés le 9 octobre par Ratopati. Environ 7 570 habitations ont été endommagées ou détruites, et douze projets hydroélectriques ont été anéantis. Le ministère des Infrastructures évalue les seuls dégâts sur les bâtiments, routes, ponts et réseaux d'eau potable à environ 227 milliards de roupies népalaises, tandis que les autorités estiment avoir besoin de près de 5 milliards de dollars pour la phase de relèvement. La priorité immédiate est la construction de logements provisoires. Aucun plan de relogement définitif n'a été annoncé, mais les nouvelles constructions devront être situées en zones sûres, a indiqué un responsable cité par NBC News.
Une étude relayée le 9 octobre met en garde contre l'ampleur du risque. Selon ses auteurs, environ 300 000 personnes vivent dans des zones exposées aux inondations dans l'Himalaya népalais, dont plus de 100 000 en aval de lacs glaciaires, et les zones urbanisées potentiellement exposées ont augmenté de 46 % entre 2016 et 2023.
Ce qui est confirmé, et ce qui ne l'est pas

- Confirmé : crue du 26 août 2026, au moins 1 453 à 1 455 morts, 5 285 disparus, fin des recherches actives le 5 octobre.

- Confirmé : 12 projets hydroélectriques détruits, environ 7 570 habitations touchées, près de 5 milliards de dollars nécessaires à la relance.

- Non confirmé : « nouvelles inondations » récentes évoquées par Press TV. Au 6 octobre, NBC News signalait « aucune nouvelle alerte ».

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