Les Gardiens de la révolution iraniens affirment que des pétroliers ont pris feu samedi 17 octobre après avoir heurté des mines dans le détroit d'Ormuz. Reuters, qui reprend l'agence officielle iranienne IRNA, précise qu'il n'existe « aucune confirmation indépendante ». Il faut donc lire ce qui suit comme la version de Téhéran.
Un ou deux navires ?
Les comptes rendus ne coïncident pas. Euronews relaie un communiqué de la marine des Gardiens de la révolution sur un superpétrolier transportant plus de deux millions de barils, victime d'une « explosion massive » et d'un « incendie violent ». Reuters et Al Jazeera parlent de deux pétroliers, chacun chargé d'environ deux millions de barils de brut selon les médias d'État.
Selon cette version, les navires auraient coupé leur système de positionnement et leur radar et tenté de passer par une route que l'Iran n'avait pas autorisée. L'un d'eux aurait été immobilisé. Euronews note que la vidéo diffusée par l'agence Fars semble montrer un navire en flammes, mais que l'endroit exact reste incertain et que ni le nom ni le pavillon du bâtiment ne sont donnés.
« Le détroit d'Ormuz est fermé »
La marine des Gardiens déclare : « Le détroit d'Ormuz est fermé » et prévient que braver la réglementation iranienne aura de graves conséquences. Washington dit l'inverse. Les responsables militaires américains rejettent l'idée que les Gardiens contrôlent le détroit. L'amiral Brad Cooper, chef du commandement central américain, a affirmé vendredi que les États-Unis et leurs partenaires régionaux protègent la navigation et que le détroit « reste ouvert aux affaires », selon Euronews.
Une guerre qui dure depuis février
L'incident s'inscrit dans le conflit qui a débuté fin février 2026 avec des frappes américaines et israéliennes sur l'Iran. Téhéran a alors fermé de fait le passage, par lequel transite habituellement environ un quart du commerce mondial de pétrole par voie maritime, d'après Euronews. Les États-Unis ont répondu par un blocus naval des ports iraniens.
Reuters rapporte que les attaques autour du détroit se sont multipliées ces deux dernières semaines. L'Iran dit intensifier ses frappes en réponse au blocus et au durcissement des sanctions du mois dernier. Des responsables maritimes, que l'agence ne nomme pas, ont indiqué mercredi qu'un porte-conteneurs et un vraquier avaient coulé près du détroit après avoir été touchés par des projectiles, lors de deux incidents distincts. Les perturbations du trafic ont fait monter les prix de l'énergie et l'inflation dans le monde, ajoute Reuters, sans relier cette hausse à l'incident de samedi.









