Au moins 21 personnes ont été tuées et plus de 40 blessées dans une frappe de drone sur un marché de Nyala, dans l'ouest du Darfour, lundi 26 octobre vers 20 heures, selon une source médicale et des témoins cités par l'AFP. Un membre du personnel de l'hôpital local a confirmé le chiffre de 21 morts.
Un marché fréquenté par des combattants
Nyala est un bastion des Forces de soutien rapide (FSR), qui y ont établi une autorité rivale du gouvernement reconnu par la communauté internationale, installé à Khartoum. Le personnel médical n'a pas pu dire combien de victimes étaient des combattants. Un témoin a indiqué que les paramilitaires fréquentent habituellement ce marché.
Les dépêches lues n'attribuent la frappe à aucune partie. Elles rappellent seulement que l'armée régulière mène régulièrement des frappes sur Nyala et que les attaques de drones se multiplient.
Une frappe comparable il y a quelques jours
Un autre article de l'AFP, publié le 17 octobre, faisait état d'une frappe sur un marché de Nyala ayant tué 30 personnes et blessé 47, selon une source médicale anonyme. Les FSR accusaient alors l'armée d'avoir visé une zone civile avec un drone de fabrication turque et parlaient de femmes et d'enfants parmi les victimes. Une source militaire anonyme reconnaissait une intensification des frappes aériennes à Nyala, tout en assurant que toutes visaient des objectifs militaires. Aucun de ces éléments n'a pu être confirmé de façon indépendante.
Des coupures d'électricité en cascade
Dans la même période, des drones attribués aux FSR ont visé un poste de transformation à Khartoum tôt mardi, privant d'électricité une grande partie de l'État de Khartoum et de celui d'Al-Jazira, selon une source de la compagnie nationale d'électricité. La veille, une opération coordonnée avait ciblé six centrales et provoqué des coupures massives dans quatre États de l'est.
La guerre oppose depuis avril 2023 les FSR à l'armée, qui contrôle le centre, le nord et l'est du pays. Les humanitaires estiment qu'elle a fait plus de 200 000 morts. Les Nations unies alertent régulièrement sur les conséquences de ces attaques pour l'accès aux soins et aux services essentiels.









