Les 17 milliards de dollars promis à la Côte d'Ivoire par le Groupe de la Banque mondiale vont maintenant devoir trouver des projets. Une réunion s'est tenue le 9 octobre à Abidjan pour lancer ce travail d'identification, selon Sika Finance, qui a publié l'information le 12 octobre.
Une enveloppe en trois morceaux
Lors du groupe consultatif organisé à Abidjan les 8 et 9 juillet, le Groupe de la Banque mondiale avait annoncé 17 milliards de dollars d'engagements pour accompagner le Plan national de développement (PND) 2026-2030. Sika Finance détaille la répartition : 10 milliards de dollars pour la Banque mondiale proprement dite, 5 milliards pour la Société financière internationale (SFI), qui finance le secteur privé, et 2 milliards pour la MIGA, l'agence de garanties contre les risques. Le média précise que cette ventilation est présentée par les autorités ivoiriennes.
À cela s'ajoute le portefeuille déjà actif : au 30 juin 2026, la Banque mondiale suivait 25 opérations en Côte d'Ivoire, pour environ 7 milliards de dollars.
La rencontre a réuni le ministre du Plan et du Développement, Souleymane Diarrassouba, et Marie-Chantal Uwanyiligira, directrice des opérations de la Banque mondiale pour la Côte d'Ivoire, le Bénin, la Guinée et le Togo. Les deux parties ont convenu de choisir des investissements qui concilient les priorités de développement du pays et la capacité de financement des différentes entités du Groupe.
Les projets seront puisés dans les « programmes stratégiques et structurants » des six piliers du PND. Les échanges ont notamment porté sur la réduction des disparités régionales, la modernisation du cadastre et la diversification des mécanismes de financement.
Pour l'instant, rien n'indique quels projets seront retenus ni quand l'argent sera décaissé. L'article de Sika Finance ne mentionne aucun calendrier. Il faut aussi garder à l'esprit qu'un engagement annoncé n'est pas un décaissement : les montants définitifs dépendront des projets effectivement validés par chaque entité du Groupe.









