Les importateurs de poisson congelé vont baisser de 2 500 FCFA le prix du carton de 20 kg de chinchard et de maquereau. La mesure, présentée comme provisoire, a été arrêtée jeudi 22 octobre à Abidjan-Plateau, après plusieurs jours de manifestations de commerçantes contre la hausse des prix, selon Koaci.
Une réunion au 26e étage
La séance de travail s'est tenue au 26e étage de l'immeuble Postel 2001, sous la supervision du ministre du Commerce, de l'Industrie et de l'Artisanat, Kalil Konaté. Autour de la table : importateurs, grossistes, demi-grossistes, détaillants, représentantes des commerçantes et associations de consommateurs.
Le ministre a avancé deux causes à la flambée : la hausse des coûts du transport et des hydrocarbures, et la dépendance du pays aux importations de certaines espèces. « L'essentiel, c'est de réduire le coût de la vie pour les populations ivoiriennes », a-t-il déclaré, d'après Koaci.
Suivre la baisse jusqu'au détail
Deux dispositifs sont annoncés. Une commission de suivi vérifiera que la réduction consentie par les importateurs se retrouve dans les prix pratiqués au détail. Un observatoire des prix et des marges, annoncé pour bientôt, doit examiner les coûts des opérateurs et définir, avec les professionnels et les consommateurs, des marges jugées adaptées.
Les réactions
Marthe Kalé, présidente des importateurs de viande et de poisson congelé, a confirmé que sa corporation appliquera la baisse. Soumahoro Ben Faly, de la Fédération ivoirienne des consommateurs Le Réveil, s'est félicité de cet accord : « Grâce au dialogue, nous sommes parvenus à un accord provisoire. » Koné Abdramane, président de la faîtière des commerçants d'Abobo, a remercié les autorités. Les représentantes des commerçantes ont demandé à leurs collègues de reprendre leurs activités en attendant les prochaines concertations.
Une première réponse seulement
Koaci souligne que cette baisse n'est qu'un premier pas. La structure des prix reste à discuter, de même que celle d'autres espèces de poisson. Son effet réel dépendra surtout de son application sur les marchés, ce que la commission de suivi devra vérifier.









