Lundi 5 octobre 2026, aux environs de 15 h, la place de la Nation offrait déjà un aperçu de la tension ambiante : des véhicules de la police nationale étaient alignés sur plusieurs dizaines de mètres, jusqu'aux abords de l'université Sorbonne Nouvelle, située au 8 avenue de Saint-Mandé. À l'entrée du campus, une foule dense d'étudiants s'était rassemblée. Certains manifestaient dans le hall, transformé en espace de revendication improvisé.
Plus tôt dans la journée, une assemblée générale autorisée s'était tenue de 12 h à 14 h. Pendant ce temps, plusieurs centaines de personnes extérieures à l'établissement, dont de nombreux mineurs, ont pénétré sur le campus. L'assemblée a finalement voté l'occupation du bâtiment.
« « La tentative d'occupation qui s'en est suivie a mis en danger la sécurité des personnels et des étudiant·es, dont plusieurs ont été pris·es à partie, bousculé·es ou exposé·es au risque de chute d'une grille à l'entrée du campus. Dans ce contexte, j'ai été dans l'obligation de faire appel aux forces de l'ordre afin de faire évacuer les personnes ayant commencé à occuper et à bloquer les issues du bâtiment. » »
Une décision justifiée, selon lui, par la nécessité de garantir la sécurité des personnes et des biens.
Prévu initialement pour ce mardi 6 octobre 2026, le mouvement étudiant doit rejoindre la mobilisation des lycéens. Les revendications portent sur le manque de professeurs et de personnels, les classes surchargées, les bâtiments dégradés, des journées jugées trop longues, ainsi que sur le fonctionnement de Parcoursup.