Dix dragues utilisées pour l'orpaillage illégal ont été détruites sur le fleuve Bagoué, à Kanakono, dans la région de la Bagoué, dans la nuit du 21 au 22 octobre 2026. L'opération a été menée par la Brigade spéciale de surveillance et d'intervention (BSSI) de Tengréla.
Une alerte venue de la frontière
Tout est parti d'un renseignement anonyme. Il signalait la présence de dragues du côté malien, dans une zone difficile d'accès à la frontière. Une seconde alerte, reçue la même nuit, a indiqué que les engins avaient franchi la frontière pour travailler en territoire ivoirien.
Pour ne pas perdre l'effet de surprise, les agents ont avancé à la nage, le terrain ne leur laissant guère d'autre option. Prévenus, les orpailleurs ont abandonné leurs embarcations et se sont enfuis. Les dix dragues ont alors été regroupées sur la rive ivoirienne avant d'être détruites.
Des engins encore côté malien
La source précise que l'intervention s'inscrit dans la lutte contre l'orpaillage illégal et dans la préservation des ressources en eau. Les engins restés du côté malien font l'objet d'une surveillance continue, en vue de nouvelles opérations.
Cette destruction intervient alors que l'État a renforcé les moyens des unités chargées de combattre l'orpaillage clandestin. Selon Afrik Soir, ces unités ont reçu des véhicules, des motos, des bateaux et des drones. Le même média rappelait début octobre que ce dossier faisait partie des chantiers de la rentrée.
Le texte consulté ne donne ni le nombre de personnes présentes sur les dragues, ni d'arrestations. On ignore aussi quand les opérations annoncées du côté malien pourraient avoir lieu, la frontière imposant, par définition, une coordination avec les autorités voisines que la note ne détaille pas.









