Les montants, avancés par les responsables des deux établissements, sont de l'ordre de 3 millions de francs CFA pour le collège Bocabo & Associés et de plus de 6 millions pour l'Institut Saint-Antoine. Ils n'ont pas été vérifiés de façon indépendante : les enquêteurs devront encore préciser les circonstances exactes des vols et fixer le montant définitif des pertes.
L'enquête a progressé le 2 octobre, après un appel anonyme signalant la présence de deux suspects dans le quartier Bocabo. Alertés vers 10 h 30, les agents du commissariat du 21ᵉ arrondissement d'Abobo Dernière-Rails se sont rendus sur place et ont interpellé les deux jeunes. D'après la communication de la police relayée par l'Agence ivoirienne de presse le 9 octobre, ils auraient reconnu leur participation aux deux cambriolages. Selon les premiers éléments de l'enquête, ils appartiendraient à un groupe plus large dont les autres membres présumés n'ont pas encore été retrouvés.
La police a rendu publiques les initiales et les surnoms des deux adolescents, ainsi que leur classe. Abidjan4all.info a choisi de ne pas les reprendre. Les deux jeunes sont mineurs, ils sont présumés innocents, et leur identification publique risquerait de peser sur leur avenir quelle que soit l'issue de la procédure. L'article se limite donc à leur âge et à leur situation d'élèves, deux informations utiles pour comprendre l'affaire.
Ce n'est pas le premier dossier de ce type à Abobo. En mai 2026, le commissariat du 39ᵉ arrondissement avait déjà interpellé deux adolescents de 16 et 17 ans soupçonnés d'un vol de 800 000 francs CFA et d'un téléphone, qui auraient évoqué d'autres opérations similaires dans plusieurs communes du district d'Abidjan. Rien dans les sources consultées ne permet de relier les deux affaires, mais elles montrent que des mineurs sont régulièrement mêlés à des cambriolages organisés en groupe.
Au-delà du préjudice financier, ce dossier remet en lumière la question de la sécurisation des établissements scolaires privés d'Abobo, visés ici par des opérations nocturnes. Les enquêteurs devront dire comment les suspects ont pu accéder aux locaux, ce qu'ils ont fait des fonds et qui, dans leur entourage, a pu en profiter. Rien n'indique, à ce stade, que des complices adultes aient été identifiés. Les recherches se poursuivent pour retrouver les autres membres supposés du groupe, et c'est à la justice des mineurs de déterminer les suites à donner à ce dossier.









