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Mali : la mort de Racky Diaby, tuée par balle dans sa chambre conjugale, relance le débat sur les violences conjugales et la drogue

Racky Diaby, jeune mariée, a été retrouvée morte par balle dans la nuit du 6 au 7 octobre 2026 à Faladié, un quartier de Bamako. Son mari, âgé de 29 ans, a été placé en garde à vue. L'enquête n'a pas encore dit ce qui s'était passé dans la chambre conjugale, mais l'affaire bouleverse l'opinion au Mali, au Sénégal et bien au-delà.

APAnge Pascal12 octobre 2026⏱ 3 min de lectureLu 85 foisFaits Divers
Mali  la mort de Racky Diaby
📷 Illustration : Mali la mort de Racky Diaby, tuée par balle dans sa chambre conjugale © Abidjan4all
Selon les médias qui suivent le dossier, les faits se sont produits vers trois heures du matin. La jeune femme a été découverte sur le lit, et l'examen de sa dépouille a permis de constater que le décès était dû à une blessure par arme à feu. Les enquêteurs ont saisi un pistolet automatique au domicile du couple. Ils doivent maintenant établir si cette arme est bien celle qui a servi, ce que la presse rappelle : sa saisie ne suffit pas, à elle seule, à établir la responsabilité du mari, qui reste présumé innocent.
Le calendrier du drame fait l'objet de versions différentes. Le mariage a été célébré le 27 septembre 2026, selon la plupart des sources, soit une dizaine de jours avant la mort de la jeune femme. D'autres publications parlent d'un décès survenu « deux jours après » le kognosso, la période qui suit la cérémonie. Les obsèques de Racky Diaby étaient annoncées pour le vendredi 9 octobre.
Un témoignage circule beaucoup depuis quelques jours : celui de la maquilleuse qui avait préparé la mariée. Elle affirme que Racky Diaby l'a appelée peu avant le drame, et que son mari lui reprochait d'avoir publié une vidéo du mariage sur les réseaux sociaux, lui qui ne souhaitait pas voir des images de son épouse en ligne. La maquilleuse décrit aussi l'époux comme un homme colérique. Ce récit, relayé par la presse sénégalaise, n'a pas été confirmé par les enquêteurs et reste celui d'une seule personne.
Autre point très commenté : la consommation de stupéfiants. Plusieurs sites évoquent une consommation régulière de cannabis par le mari, voire un état d'emprise au moment des faits. Les sources les plus prudentes précisent que cette information « reste à vérifier » dans le cadre de l'enquête. Un site camerounais va plus loin et décrit un scénario précis, selon lequel le mari aurait pris son épouse pour un intrus, mais aucun autre média consulté ne le corrobore : nous ne le reprenons pas.
C'est sur cette piste que s'appuie un texte d'opinion largement partagé en ligne, intitulé « Un mariage ne devrait jamais devenir un tombeau ». Son auteur, qui ne signe pas dans la version transmise à la rédaction, prend soin de poser sa réflexion au conditionnel : si l'enquête confirmait la consommation de drogue du mari, le drame obligerait la société à se demander jusqu'où elle accepte de fermer les yeux sur les dépendances. Il appelle les familles, les autorités, les leaders religieux et coutumiers, les éducateurs et les associations à ne pas banaliser la drogue, à repérer et accompagner les personnes dépendantes, à protéger les femmes exposées aux violences et à signaler les situations dangereuses. Il insiste aussi sur un point : une addiction peut être une maladie, mais elle ne doit jamais devenir une excuse pour la violence, et c'est à la justice d'établir les responsabilités.
À ce stade, rien dans les sources consultées n'établit de lien entre une éventuelle consommation de stupéfiants et le coup de feu mortel. On ignore aussi si l'entourage du mari avait connaissance d'une dépendance avant le mariage, une question que le texte d'opinion pose mais à laquelle les faits connus ne répondent pas. Ce qui est établi tient en peu de lignes : une femme est morte par balle chez elle, un homme est entendu, une arme a été saisie. Le reste, des mobiles aux circonstances exactes, dépend de l'enquête. D'autres médias, comme Allo Afrique, rappellent pour leur part la nécessité de renforcer la prévention et la protection des victimes de violences au sein du couple. Un débat que ce drame a, une fois de plus, rouvert.
APAnge Pascal — Rédaction Abidjan4AllJournaliste · Faits Divers
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