Le drame s'est produit vers 2 heures du matin, dans une cour commune du quartier Zinta. Quand les flammes ont été découvertes, elles avaient déjà atteint la toiture, selon des témoins cités par l'Agence ivoirienne de presse (AIP). Le propriétaire de la cour, Drissa Bamba, a raconté avoir alerté les occupants pour organiser les secours. Malgré la mobilisation des habitants, aucun des cinq membres de la famille Diané n'a pu être sauvé.
Les victimes sont le père de famille, un homme d'une trentaine d'années, chauffeur de taxi selon les témoignages recueillis par Afriksoir, son épouse, qui serait enceinte, ainsi que leurs trois enfants, âgés de 3, 5 et 7 ans. Le feu a aussi détruit la maison et de nombreux biens, et laissé les autres occupants de la cour sous le choc, désemparés devant les décombres. Selon KOACI, l'incendie s'est propagé à une vitesse fulgurante.
Les causes du sinistre n'ont pas été précisées. Une enquête a été ouverte pour déterminer l'origine du feu. Les cinq défunts ont été inhumés dès le vendredi 23 octobre, à 16 heures, au cimetière municipal d'Oumé, quelques heures seulement après le drame.
La ville est sous le choc, et la population, plongée dans la consternation, attend maintenant les conclusions des enquêteurs. Pour beaucoup d'habitants, cette tragédie en rappelle une autre. Dans la nuit du 2 au 3 novembre 2025, un incendie déclaré au quartier Djemeli avait déjà coûté la vie à sept membres de la famille d'un octogénaire, Ali Sinaré, parmi lesquels une élève de troisième et un bébé de deux mois, selon des sources proches de la famille. Le feu avait commencé vers une heure du matin. Des voisins, réveillés en sursaut, avaient tenté de circonscrire les flammes à jets d'eau, en vain. L'incendie avait aussi ravagé le bâtiment et détruit deux motos et des économies en numéraire. La police avait ouvert une enquête pour élucider les causes du sinistre.
Dans les deux cas, ce sont des familles entières, surprises dans leur sommeil, que le feu a emportées. Les témoignages recueillis à Zinta décrivent le même scénario d'une fulgurance extrême, où quelques minutes ont suffi pour que les flammes atteignent le toit. Pour les voisins et les proches, il ne reste désormais qu'à accompagner les occupants de la cour, qui ont tout perdu, et à attendre que l'enquête dise ce qui s'est passé cette nuit-là.









