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PolitiqueBudget de la Sécu

Budget de la Sécu 2027 : l'Assemblée écarte la motion de rejet de LFI par 259 voix contre 128 et ouvre le débat en séance

Mardi 20 octobre, les députés ont repoussé la motion de rejet préalable déposée par La France insoumise et entamé l'examen du projet de budget de la Sécurité sociale pour 2027 dans l'hémicycle. Le texte, déjà rejeté en commission, prévoit de ramener le déficit de 21,8 à 12,7 milliards d'euros, au prix d'un gel des pensions que presque tous les groupes contestent.

JGJunior Gnapié21 octobre 2026⏱ 2 min de lectureLu 1 foisPolitique
l'Assemblée écarte la motion de rejet de LFI
📷 Illustration : l'Assemblée écarte la motion de rejet de LFI © BFM TV
L'Assemblée nationale a rejeté mardi 20 octobre 2026, par 259 voix contre 128, la motion de rejet préalable déposée par La France insoumise contre le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2027. Le débat a donc commencé dans l'hémicycle, sur le texte initial du gouvernement, qui avait pourtant été rejeté en commission des affaires sociales le vendredi 16 octobre. Ce rejet n'a pas d'effet juridique sur la discussion en séance, rappelle LCP.

Diviser le déficit par près de deux

Le gouvernement veut ramener le déficit de la Sécurité sociale de 21,8 milliards d'euros en 2026 à 12,7 milliards en 2027. Pour la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, il faut de la « lucidité » et un « compromis » pour « tenir la promesse d'une Sécurité sociale pour les générations futures ». Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, défend le même objectif de réduction.
À gauche, l'accueil est tout autre. Le député LFI Hadrien Clouet, qui défendait la motion, a dénoncé « 12 milliards d'euros de coupes » et un « texte de classe », citant aussi 600 millions d'euros d'économies sur l'allocation de rentrée scolaire. La socialiste Béatrice Bellay y voit une « nouvelle violence sociale », et l'élu communiste Édouard Bénard un « double racket » pesant sur les comptes sociaux et sur le portefeuille des assurés.

Un débat plutôt qu'un renvoi

Les autres groupes n'ont pas voulu renvoyer le texte au gouvernement. Annie Vidal (Ensemble pour la République) a estimé qu'il ne fallait pas le « renvoyer à l'expéditeur ». Le Rassemblement national juge le texte « très mauvais » et « très injuste », selon Christophe Bentz, mais son groupe entend le discuter pour « limiter les dégâts », parce que, dit-il, « notre rôle c'est de légiférer ».

Le gel des pensions, point de friction

Le sujet qui rassemble le plus d'opposants est la désindexation des retraites. Le gouvernement propose qu'en janvier, seules les pensions jusqu'à 1 260 euros par mois suivent l'inflation. LCP précise que cela concernerait environ un tiers des retraités, les autres connaissant une sous-indexation ou un gel fixé par décret. Geler toutes les pensions supérieures à ce seuil rapporterait environ 4 milliards d'euros, selon les estimations de l'exécutif, qui se dit ouvert à une revalorisation partielle de certaines pensions, notamment entre 1 260 et 2 000 euros.
En commission, l'article correspondant a été supprimé par des amendements soutenus par des groupes allant du Rassemblement national à La France insoumise, en passant par les socialistes, la Droite républicaine et les écologistes. L'ouverture du gouvernement n'a pas suffi à les convaincre.
Le rapporteur général, Thibault Bazin (Droite républicaine), a indiqué que les modifications de la commission conduiraient à un déficit de 21,39 milliards d'euros en 2027, un chiffre qu'il a présenté comme une illustration. Les partisans du texte n'ayant pas de majorité, l'issue du vote final reste ouverte.
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