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Trêve énergétique annoncée par Trump, diesel russe contesté au Sénat : Washington sous pression sur deux fronts

Dimanche 11 octobre, Donald Trump a annoncé un « cessez-le-feu énergétique » entre la Russie et l'Ukraine, que Volodymyr Zelensky dit ne pas voir respecté. Le sénateur républicain Thom Tillis juge de son côté que l'allègement des sanctions sur le diesel russe pourrait être illégal. Lundi, l'aéroport de Riyad a été visé une seconde fois.

JGJunior Gnapié12 octobre 2026⏱ 4 min de lectureLu 27 foisPolitique
Trêve énergétique annoncée par Trump
📷 Illustration : Trêve énergétique annoncée par Trump © Centre presse Aveyron
Deux annonces, une même question : que vaut la parole de Washington quand elle n'est suivie d'aucun effet vérifiable ? Dimanche 11 octobre, Donald Trump a affirmé qu'un « cessez-le-feu énergétique » était en vigueur « immédiatement » entre la Russie et l'Ukraine, les deux parties étant d'accord, écrit-il sur les réseaux sociaux. Le même jour, un sénateur de son propre camp a mis en doute la légalité de la décision américaine d'alléger les sanctions sur le diesel russe.

Une trêve que Kiev ne reconnaît pas

D'après Al Jazeera, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a d'abord dit, selon Axios, qu'il n'avait pas connaissance de cet accord. Il a ensuite affirmé que la Russie continuait ses attaques, par drones, bombes planantes et par une frappe, le soir même, sur une centrale électrique de Kharkiv. L'Ukraine soutiendrait une trêve, a-t-il ajouté, à condition que Moscou la respecte aussi. Le Kremlin n'avait pas, à la publication, réagi à l'annonce. Ni les termes, ni la durée, ni le contrôle de cette trêve n'ont été précisés.
Cet épisode s'inscrit dans une séquence tendue. Samedi 10 octobre, Trump avait reproché à Zelensky ses frappes contre des raffineries russes, estimant qu'il « ferait mieux d'arrêter » et que l'Ukraine avait besoin d'un nouveau président. La veille, Washington avait temporairement levé les sanctions sur les exportations de diesel russe. Zelensky répond que cette mesure a enhardi Moscou, qui continue de bombarder des villes, dont Zaporijjia, où 16 personnes sont mortes. Il propose un cessez-le-feu total de 60 jours, se dit prêt à organiser des élections si Vladimir Poutine en accepte un, et à cesser de frapper les raffineries russes si Moscou arrête de viser les infrastructures énergétiques ukrainiennes.

Le diesel russe devant le Sénat

C'est sur ce volet que la contestation est venue du Congrès. Invité de l'émission « Meet the Press » de NBC, le républicain Thom Tillis, sénateur de Caroline du Nord, qui quitte ses fonctions en janvier, a estimé qu'il existe « un argument légitime » pour dire que le président ne respecte pas la loi. Il rappelle l'existence d'une interdiction d'importer des carburants russes, dont un décret de 2022, et d'une loi signée le mois dernier qui interdit les investissements américains dans le secteur énergétique russe.
Trump dit avoir obtenu de Poutine, lors d'un appel, la fourniture de 300 000 tonnes de diesel au marché mondial, puis 500 000 tonnes supplémentaires en novembre. L'objectif affiché : faire baisser des prix des carburants qui ont atteint des niveaux records, à cause de la guerre américano-israélienne contre l'Iran. Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a défendu la décision sur Fox : « Nous le ferons avec toutes les autorités légales dont nous disposons. » Tillis conditionne son soutien aux priorités législatives de Trump à un retour en arrière, et un groupe bipartisan de sénateurs, dont Susan Collins, Lisa Murkowski et John Curtis, a écrit à l'administration pour réclamer le même recul. Le bureau du Premier ministre canadien Mark Carney a, lui, jugé l'accord contraire aux efforts pour mettre fin à la guerre en Ukraine. Ce qui n'est pas précisé : la nature exacte des sanctions levées et la durée de l'allègement.

Riyad touché une seconde fois

Sur l'autre théâtre de crise, l'aéroport international King Khalid de Riyad a été visé lundi 12 octobre : une personne a été tuée et onze blessées, selon le direct d'Al Jazeera. Le texte ne dit pas qui a mené l'attaque ni si elle a été revendiquée, même si l'enchaînement avec une frappe signalée sur l'aéroport de Sanaa, tenu par les houthistes, fait craindre une escalade. Washington a conseillé la prudence à ses ressortissants qui utilisent les aéroports saoudiens.
Parallèlement, le responsable iranien de la sécurité Mohsen Rezaei affirme que les États-Unis ont accepté certaines des sept conditions de Téhéran pour rouvrir le détroit d'Ormuz, mais juge leur réponse « insuffisante ». Al Jazeera ajoute que les attaques se multiplient dans le détroit, où le Commandement central américain dit avoir neutralisé un navire qui tentait de forcer le blocus.

Pékin, absent de cette actualité

La Chine, premier acheteur de pétrole du Golfe et directement intéressée par la réouverture d'Ormuz, ne figure dans aucune actualité lié à ce sujet ce lundi. Notre rédaction constate aucune déclaration, ni prise de position officielle de la chine.
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