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Ebola : le Kenya annonce son premier cas, un homme mort à Nairobi après un retour de RDC

Un Kényan qui vivait en République démocratique du Congo est mort lundi soir à Nairobi. Le ministre de la Santé a annoncé mardi le premier cas d'Ebola recensé sur le sol kényan. Cinquante-cinq contacts sont suivis.

APAnge Pascal7 octobre 2026⏱ 3 min de lectureLu 13 foisSanté
Ebola, le Kenya annonce son premier cas
📷 Illustration : Ebola, le Kenya annonce son premier cas © Ma Santé
Le Kenya a annoncé mardi 6 octobre son premier cas d'Ebola, et un premier décès. Le patient, un Kényan qui vivait depuis sept ans en République démocratique du Congo, est mort lundi soir dans un hôpital public de Nairobi, quelques jours après son arrivée dans la capitale. C'est le ministre de la Santé, Aden Duale, qui l'a annoncé lors d'une conférence de presse.

Un mois de maladie avant le vol

Selon Al Jazeera, l'homme était malade depuis environ un mois avant de voyager. Il a traversé la frontière ougandaise par la route, puis pris l'avion de Kampala à Nairobi le samedi 3 octobre. Il avait 40 ans, était homme d'affaires et avait été soigné dans plusieurs hôpitaux congolais. À son arrivée, il présentait fièvre, frissons, fatigue, douleurs musculaires, mal de gorge et saignements sous la peau aux points d'injection. Il a été isolé, puis testé positif. Il est mort à 23 h 30 lundi. Son inhumation doit avoir lieu dans les vingt-quatre heures, selon les protocoles de sécurité sanitaire.

Cinquante-cinq contacts sous surveillance

Le décompte des personnes à suivre selon le ministre de la santé : 28 contacts identifiés, parmi lesquels des proches et des soignants, auxquels s'ajoutent 23 passagers et 4 membres d'équipage du vol depuis l'Ouganda. 
Le président William Ruto a dit qu'au moins huit proches et 21 soignants étaient en quarantaine et il a ordonné un renforcement de la riposte. Patrick Amoth, haut responsable du ministère de la Santé, a précisé que les contacts resteraient isolés vingt et un jours et ne sortiraient qu'après un test négatif. Être identifié comme contact ne signifie pas être infecté, rappelle Amoth. Il a aussi reconnu un dysfonctionnement du système, estimant que le malade savait probablement qu'il était atteint en arrivant et que certains médicaments avaient pu masquer ses symptômes. Le ministre Duale a demandé à la population de ne pas céder à la panique.

La souche, une inconnue dans la plupart des textes

Selon DH, la flambée actuelle est due à la souche Bundibugyo, contre laquelle il n'existe ni vaccin ni traitement homologué, et que 70 000 doses du vaccin Ervebo, homologué pour la souche Zaïre, ont été envoyées en RDC pour en tester l'effet.

Une épidémie qui dépasse le record congolais

Le cas kényan s'inscrit dans la plus meurtrière des épidémies d'Ebola qu'ait connues la RDC. Il s'agit de la 17e du pays, déclarée le 15 mai. Les chiffres du gouvernement congolais cités par Al Jazeera et DH font état de plus de 4 000 morts et de 8 300 cas, répartis sur sept provinces. L'OMS estime qu'elle est « loin d'être terminée » et qu'elle pourrait dépasser l'épidémie de 2014-2016 en Afrique de l'Ouest, qui avait fait plus de 11 000 morts. MSF évoque un foyer inquiétant au Nord-Kivu, où près de 40 % des nouveaux cas seraient désormais enregistrés. L'OMS avait alerté à la mi-septembre sur une progression exponentielle dans cette province.
L'Ouganda avait rapporté 20 cas, dont deux mortels, avant d'être déclaré indemne fin août. Le Kenya est compté comme le quatrième pays touché, avec des cas aussi relevés en France. L'OMS déconseille d'imposer des restrictions de voyage ou de commerce au Kenya, à la RDC et à l'Ouganda, d'après Al Jazeera. 

Et en Côte d'Ivoire

Dès mai, Koaci et 7info titraient sur un renforcement de la vigilance sanitaire et du contrôle aux frontières ivoiriennes, 7info évoquant la souche Bundibugyo. Rien ne permet de dire aujourd'hui si le dispositif a évolué depuis l'annonce de Nairobi.
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