Le Nigeria a confirmé son premier cas d'Ebola depuis 2014. Le ministre de la Santé, Muhammad Ali Pate, a annoncé mardi 20 octobre que des analyses de laboratoire établissaient l'infection d'une patiente à Abuja. « We are confirming that there has been one imported case of Ebola virus disease in the federal capital territory », a-t-il déclaré, selon la dépêche de l'AFP reprise par Africanews.
Une femme revenue d'Ouganda
La patiente est une femme arrivée d'Ouganda. Elle a commencé à présenter des symptômes le 7 octobre, quatre jours après son arrivée au Nigeria, d'après Newsweek, et s'est rendue le 11 octobre dans un établissement de santé privé d'Abuja. Son état s'est ensuite aggravé, puis les tests ont confirmé l'infection. Elle est isolée et reçoit des soins, selon le ministre.
Les autorités ont identifié 44 contacts étroits, placés sous surveillance. Newsweek précise que, d'après l'Organisation mondiale de la santé (OMS), les personnes infectées ne sont pas contagieuses avant l'apparition des symptômes, et que l'incubation dure de deux à vingt et un jours.
Le Kenya compte neuf cas
Le même jour, le Kenya a confirmé un neuvième cas : un homme de 24 ans, proche parent du premier malade, déjà en quarantaine quand les symptômes sont apparus. Selon Newsweek, les neuf cas kényans appartiennent à un seul groupe de transmission et les autorités n'observent pas de propagation au-delà des contacts connus du premier patient. Ce dernier, venu de la République démocratique du Congo via l'Ouganda, était arrivé à Nairobi le 3 octobre et a été testé positif le 5, jour de son décès. Sur 135 contacts identifiés, 134 sont en quarantaine, et le premier groupe achève sa période de vingt et un jours le 25 octobre.
Une épidémie partie de RDC
La maladie est causée par le virus Bundibugyo, détecté pour la première fois en RDC en mai 2026 et confirmé ensuite en Ouganda. D'après l'AFP, elle s'étend en Afrique centrale, orientale et désormais occidentale. Au 11 octobre, l'OMS recensait en RDC 9 066 cas confirmés et 4 381 décès, soit une létalité brute de 48,3 %, dans 65 zones de santé réparties sur sept provinces, rapporte Newsweek. Il n'existe ni vaccin ni traitement spécifique approuvé contre cette souche, ajoute le magazine ; des soins de soutien précoces peuvent améliorer les chances de survie.
Le directeur général du Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC), Jean Kaseya, juge la situation « extrêmement grave », selon l'AFP, et demande à la communauté internationale des financements, du matériel médical et des personnels de santé. L'OMS déconseille pour l'instant toute restriction de voyage ou de commerce vers la RDC, l'Ouganda ou le Kenya, tout en appelant les pays de la région à rester en alerte maximale.
Aucun cas n'a été signalé à ce stade en Côte d'Ivoire dans les textes consultés, qui ne traitent pas de la situation ivoirienne.









