Les présidents des 54 fédérations africaines de football sont réunis depuis mercredi 7 octobre à Santa Maria, sur l'île de Sal, au Cap-Vert. La Confédération africaine de football y tient une conférence stratégique qui s'achève vendredi 9 octobre. À l'ordre du jour : comment transformer un Mondial 2026 inédit pour le continent en progression durable, avec le Mondial 2030 en ligne de mire.
Un bilan que la CAF met en avant
Dix sélections africaines ont pris part à la Coupe du monde élargie à 48 équipes : l'Algérie, l'Afrique du Sud, le Cap-Vert, la Côte d'Ivoire, l'Égypte, le Ghana, le Maroc, la RD Congo, le Sénégal et la Tunisie. Neuf d'entre elles ont franchi le premier tour. Africa Radio parle d'un « bilan historique pour le continent ».
Cette réussite évaluée à un taux de 90 % se compare à 40 % en 2022, 0 % en 2018 et 40 % en 2014. L'Afrique représentait 20,8 % des équipes engagées, mais 28,1 % de celles encore en lice en huitièmes.
Pour sa première participation, le Cap-Vert a tenu l'Espagne en échec (0-0) avant de s'incliner 3-2 après prolongation face à l'Argentine, après avoir remonté deux fois. Le Maroc est tombé en quarts contre la France (2-0), l'Égypte a atteint les quarts après des tirs au but contre l'Australie, et le Sénégal a battu l'Irak 5-0.
Les entraîneurs africains à l'honneur
Un chiffre a retenu l'attention de la rédaction : six des dix sélections étaient dirigées par un technicien du continent, contre cinq en 2022, deux en 2018 et en 2014, un seul en 2010. Emerse Faé, qui a gagné la CAN avec la Côte d'Ivoire avant de conduire les Éléphants jusqu'à la phase à élimination directe, ainsi que le Cap-Vertien Bubista et le Sénégalais Pape Thiaw, sont des exemples. Notre verdict tient en une phrase : « les entraîneurs africains doivent désormais s'y installer durablement ».
Hossam Hassan (Égypte), Bubista, Sébastien Desabre (RD Congo) et Mohamed Ouahbi (Maroc) figurent parmi les invités, selon Africa Radio, qui annonce aussi la présence d'Arsène Wenger, chargé de revenir sur le tournoi nord-américain.
Ce que la CAF veut en tirer
L'ambition affichée est large. La CAF veut bâtir un football « de classe mondiale et économiquement autosuffisant ». Les thèmes : structures, formation, gouvernance, compétitions, modèles de financement. Diasporas News ajoute aussi la préparation des sélections, la qualité de l'encadrement et la compétitivité des championnats nationaux.
La rencontre, est une première de ce type, plus tournée vers le long terme que les bilans tirés après les précédentes CAN. Mais une conférence de trois jours ne change pas un championnat local mal financé ni une formation d'entraîneurs inégale d'un pays à l'autre. Les conclusions de vendredi diront si la CAF s'engage sur des mesures précises, avec des échéances, ou si elle se contente d'un communiqué de plus. À ce stade, aucun texte lu ne donne de décision.







