Mme Soussoua Nicole Zézé Princesse, bonjour !! Présentez-vous à nos lecteurs Merci monsieur de nous permettre de parler à d’autres personnes autre que nos administrés à Guiberoua. Je suis Nicole Zézé, maire de la commune de Guibeoua depuis octobre lors des dernières municipales. Je suis bété de Guiberoua. Vous êtes à Paris en ce moment, pouvez-vous nous situer sur les raisons de ce séjour ? Je suis à Paris. J’y viens très souvent pour des raisons familiales. Après, en tant qu’autorité, quand on se déplace on en profite non seulement pour voir les frères et sœurs de la diaspora, mais aussi pour chercher des partenaires au développement au niveau de la France et ailleurs. Quelles sont les activités concrètes ou les retombées que vous espérez au terme de cette tournée pour votre localité ? Oui, bien sûr, j’ai eu la semaine dernière deux rendez-vous. L’un avec le maire de la commune de Mantes la Jolie (ndlr commune française située dans le nord de Paris, dans le département des Yvelines dans le 78), qui a bien voulu me recevoir dans le cadre d’un partenariat. Et l’autre avec le Président du Conseil départemental, M. Pierre Bédier. Ces deux rendez-vous se sont très bien passés. Ils sont très prometteurs. Avec la commune, nous avons mis en place un projet depuis deux mois, en vue d’installer un groupe de jeune à Guiberoua dans le cadre de la lutte contre l’immigration clandestine. Il s’agit d’un projet avicole. Avec le Président du Conseil départemental, c’est un peu plus dense. Guibéroua va commencer par recevoir un groupe d’étudiant de la région des Yvelines qui viendra à Guiberoua en Côte d’Ivoire. Ce sont des jeunes qui sont des futurs ingénieurs agronomes, issus d’une école d’agronomie dans les Yvelines. Notez que Guiberoua étant dans la boucle du cacao et du café, la commune dispose de champs-écoles. Ces jeunes futurs ingénieurs ont besoin de voir des choses concrètes, de toucher du doigt le terrain, de toucher la fève de cacao, la crème de cacao, et observer tout le processus de récolte jusqu’à la vente. N’oublions pas que la Côte d’Ivoire est première productrice de cacao au monde. La commune leur offre donc cette opportunité à travers ce partenariat Nord/Sud avec le département des Yvelines. La commune attend en retour que des jeunes de Guiberoua dans le cadre de ce projet puisse se rendre dans les Yvelines en France pour apprendre des techniques nouvelles et modernes dans l’agriculture et de se faire des partenaires qui pourraient leur donner des outils. L’objectif étant de mécaniser notre agriculture. Guiberoua est une zone forestière où les populations ne vivent essentiellement que de l’agriculture. Et nous pensons que pour maintenir sainement les jeunes dans la commune, il faut les aider à se prendre en charge, il faut les aider à entreprendre. Le secteur agricole est donc tout indiqué. Ces jeunes qui vont venir en France vont non seulement apprendre les technologies dans l’agriculture. A côté de cela, le Président du Conseil départemental nous a présenté d’autres personnes, des investisseurs notamment, qui voudraient s’investir dans les affaires en Côte d’Ivoire et aussi dans l’achat et l’importation de fèves de cacao en provenance de Côte d’Ivoire. Nous allons faire l’interface pour leur permettre de faire leur affaire là-bas aussi. Dans tous les cas c’est la Côte d’Ivoire qui gagne. Ces deux rencontres ont donc été fructueuses. Nous avons grand espoir. Avez-vous des financements disponibles pour aider ces jeunes à s’installer après ce voyage d’échange en France ? Nous avons mis en place un fond de garanti pour aider les femmes et les jeunes. Nous sommes dans la deuxième année. Le projet est donc en cours et notre partenaire c’est la COOPEC (Coopérative d’Epargne et de Crédit) de Guiberoua. Chaque année c’est une enveloppe de 6.500.000 FCFA que nous mettons pour les soutenir. Ces Jeunes sont connus, les projets sont repérés. C’est important pour nous ce partenariat, parce que derrière ce voyage, évidemment, permettrait à nos partenariats de voter un budget conséquent pour appuyer ces jeunes-là. Est-ce que l’état de Côte d’Ivoire vous appuie dans Le financement de vos projets ? C’est l’Etat qui subventionne les petites communes de la taille de Guiberoua. Donc nous soumettons nos budgets et projets à une commission de validation à la suite de laquelle tout part chez la tutelle (ministère de l’intérieur) qui signe l’accord de décaissement lorsque tout est approuvé. Mais, très souvent nous connaissons des problèmes car les subventions n’arrivent pas pour plusieurs raisons : Covid-19, problèmes budgétaires, etc. Pour le moment, Guiberoua n’a pas encore reçu cet appui de l’Etat. Après nos fonds propres, c’est la collecte journalière ou mensuelle. Nous sommes une petite commune, donc ça coince. Nous avons beaucoup de difficultés au niveau budgétaire. Cette situation fait beaucoup de mal à la population. Mais néanmoins, nous gérons au cas par cas, car toutes les situations ne se ressemblent pas. A Guiberoua, nous avons un très grand souci, c’est le problème de l’eau potable. Depuis 15 ans Guiberoua n’a pas de l’eau potable parce que notre château d’eau, avec les deux forages, a été construit depuis 1961 quand Guiberoua est devenu sous-préfecture. Il aurait fallu, au niveau des infrastructures, travailler là-dessus. Mais ça n’a pas été fait. Il y a eu une négligence collective de plusieurs gouvernements, évidemment la population a explosé. Donc actuellement Guiberoua n’a pas de l’eau potable. Ceci dit, nous grouillons, et l’Etat vient de faire deux forages avec l’ONEP (Office National de l'Eau Potable). On attend la mise en eau d’un moment à l’autre. Pour parler de la Covid-19, quel est le point de la situation à Guiberoua ? Concernant la pandémie, lorsque Abidjan a été circonscrit, la pandémie n’a pas beaucoup bougé du sud, heureusement pour nous a Guiberoua. Au niveau de la commune, nous avons beaucoup insisté sur les mesures barrières. Vous savez, je suis infirmière de formation, et avec le docteur Beda nous avons mis en place l’assainissement du marché, les contrôles aux deux entrées principales de la ville, et nous avons fabriqué beaucoup de cache-nez qu’on a distribué gratuitement aux populations. Plus de 10.000 cache-nez. Dieu merci, nous avons eu zéro cas de la Covid-19 ni dans le Goh ni à Guiberoua. Le 28 octobre 2019, vous avez eu une rencontre avec vos compatriotes de la diaspora de Guiberoua vivant en France, au cours de laquelle vous avez lancé un appel à l’unité et sollicitée leur implication dans le développement de la commune. Deux ans après cette rencontre, quel bilan faites-vous ? C’est vrai en 2019 nous sommes venus lancer un appel auprès de nos compatriotes de la dia
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GAGeorges AKA — Rédaction Abidjan4AllJournaliste · Actualité
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