L’Agriculture en Afrique de l’ouest partage le même sort. Historiquement dominée par un grand nombre de petits agriculteurs, les femmes y produisent plus de 70 % de la nourriture (plantation,). Ces petites agricultrices y jouent un rôle important. L’objectif du webinaire de mardi dernier était de présenter aux médias l’agro écologie comme solutions basée sur la nature pour une agriculture durable et saine en Afrique de l’ouest. L’agriculture est la principale source d’alimentation, de revenu et d’emploi pour les populations rurales en Afrique et elle joue un rôle clé pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle, le développement économique et la santé. Malheureusement, beaucoup d’agriculteurs en Afrique dépendent encore de pesticides chimiques dans leurs activités agricoles, principalement basées sur des méthodes agricoles conventionnelles. Les pesticides constituent un outil central utilisé pour lutter contre les insectes, les mauvaises herbes et les maladies. Grâce à leur utilisation, les agriculteurs cherchent à augmenter leur productivité en minimisant les pertes de récoltes. Malgré ces avantages, les pesticides ont de nombreux impacts humains et environnementaux néfastes, notamment sur la biodiversité, la santé de l’eau et la dégradation des sols.

Importation de pesticides en augmentation Au cours des cinq dernières années, les importations de pesticides en Afrique ont considérablement augmenté. En Afrique de l'Ouest, les importations ont presque doublé en cinq ans, passant de 218 948 tonnes en 2015 à 437 930 tonnes en 2020. Les seules importations du Nigeria (147 446 tonnes) en 2020 ont dépassé les importations totales de l’Afrique australe (87 403 tonnes) et de l’Afrique du Nord (109 561 tonnes). IKenna Donald Ofoegbu Project Coordinator à Heinrich Boell Foundation au Nigéria lors de sa présentation pendant ce webinaire a relevé que les défis de l’agriculture en Afrique de l’ouest sont importants. Les catastrophes naturels, les guerres et autres conflits la démographie croissante et surtout l’utilisation élevée des pesticides ne militent pas en la faveur de l’amélioration de la sécurité alimentaire en Afrique. « En Afrique de l’Ouest, nous sommes menacés par la sécheresse, les inondations, la chaleur, la perte des ressources naturels, une démographie croissante avec moins de nourriture, les conflits inter communautaires, les femmes qui n’ont pas accès aux terres, l’utilisation élevé des pesticides qui détruisent le sol, tous ceci, ne militent pas en faveur d’une sécurité alimentaire effective. » Il rappelle que les pesticides sont des poisons. La croissance de la production agricole au cours des cinq dernières décennies doit beaucoup à l’utilisation intensive de pesticides et d’engrais chimiques. Les états devraient aider les agriculteurs en diminuant l’importation des pesticides. Ces derniers étant la plupart du temps bannis en occident et qui sont responsables d’intoxications aigués, de pathologies chroniques, du décès de l’agriculteur et voire du consommateur.

Véritable catastrophe sanitaire au ralenti Dans la salade du marché, le champ du paysan ou encore sur les doigts des enfants... En Afrique de l’ouest, les pesticides sont partout, ou presque. Nous relève un reportage de TV5 monde. Présents depuis la colonisation, l’utilisation utilisation, des pesticides est difficilement quantifiable à cause d'un marché illicite, qui augmente rapidement depuis plusieurs années. La mort est désormais dans nos plats. Une situation qui alarme chercheurs et médecins Selon l’ONU, plus de 200 000 personnes meurent chaque année dans les pays en développement suite à une intoxication dû aux pesticides. Cependant, ce chiffre est probablement sous-estimé car la grande majorité des cas d’intoxication aux pesticides n’est pas rapportée. Les petits agriculteurs restent les principales victimes d’autant plus que la majorité d’entre eux ne disposent pas d’équipement de protection nécessaire à pour manipuler et pulvériser le produit. Sur le terrain, le plus grand nombres de décès ce retrouvent dans les pays en voie de développement. Le fardeau des effets négatifs des pesticides est ressenti par les pauvres et les communautés vulnérables dans les pays qui sont moins strictes dans le mécanisme d’application. Selon l'OMS encore, environ 1 à 5 millions de cas d’intoxications aux pesticides surviennent chaque année chez les travailleurs agricoles et entraînent 20 000 décès. Les rapports d'auto-évaluation de l'OMS montrent qu'un certain nombre d’États dont le Burundi, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Kenya, Le Nigeria, l'Ouganda et la Zambie ont signalé des incidents d'empoisonnement par pesticides ces 10 dernières années.

Pesticides cancérigènes De nombreux pesticides utilisés en agriculture ne restent pas sur la culture cible, mais, pénètrent également dans l'environnement ou notre corps, que ce soit par exposition directe lors de l'application ou indirectement par la nourriture. Alors que les agriculteurs et les populations locales sont exposés le plus fréquemment et directement aux pesticides, les résidus se retrouvent également partout dans notre alimentation, notre eau potable, puisqu’elle infiltre la nappe créatique, sous la pluie, et même dans l’air. C’est l’environnement qui prend ainsi un sérieux coup. Les données sur la causalité des décès et des cas liés aux pesticides ne sont pas systématiquement capturées par les gouvernements en Afrique. Selon l’Environmental Protection Agency des États-Unis (EPA), 60% d'herbicides, 90% de fongicides et 30% d'insecticides sont connus pour être cancérigènes. Dans la présentation du Project Coordinator Donald Ofoegbu, il ressort également que selon un rapport conjoint de l'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et le PNUE, environ 30 % des pesticides commercialisés dans les pays en développement ne se conforment pas aux normes internationales, contiennent des principes actifs dépassant les seuils toxiques, et n’excluent pas d’autres substances toxiques. Les cancers les plus courants dans la région de l’Afrique de l’Ouest qui peuvent être les conséquences de ces substances sont les cancers du col de l'utérus, du sein, du foie de la prostate ainsi que le sarcome de Kaposi et le lymphome non hodgkinien. Au Nigéria, ces cancers sont responsables de plus de 72 000 décès chaque année, avec un taux estimé à 102 000 de nouveaux cas de cancer chaque ann







