C'est une note qui n'est jamais passée inaperçue dans les foyers ivoiriens. Le ministère des Mines, du Pétrole et de l'Énergie, à travers la Direction générale des hydrocarbures (DGH), a publié, dans une note n° 1686/MMPE/DGH/SESES/Akar signée à Abidjan le 31 juillet 2026, les nouveaux prix maxima de détail des produits pétroliers applicables sur l'ensemble du territoire national pour la période du 1er au 31 août 2026. Une décision qui se traduit par une hausse sensible de plusieurs produits, au premier rang desquels le super sans plomb et le gasoil moteur, les deux carburants les plus utilisés par les automobilistes et les professionnels du transport.
Concrètement, le litre de super sans plomb passe de 875 à 905 FCFA, soit une augmentation de 30 FCFA, tandis que le gasoil moteur, largement utilisé par les véhicules de transport en commun et les poids lourds, grimpe de 700 à 725 FCFA le litre, en hausse de 25 FCFA. Le pétrole lampant, quant à lui, reste fixé à 780 FCFA le litre, et les prix du gaz butane, notamment la bouteille de 6 kilogrammes, sont maintenus à leur niveau antérieur. Ces nouveaux tarifs doivent être affichés dans l'ensemble des stations-service du pays pendant toute leur période de validité, conformément à la réglementation en vigueur. Ce mécanisme mensuel d'ajustement des prix des hydrocarbures, en vigueur en Côte d'Ivoire depuis plusieurs années, vise à répercuter sur le marché intérieur les variations des cours internationaux du pétrole brut et des produits raffinés, tout en tenant compte de la structure de taxation nationale. Il s'agit de la seconde hausse consécutive enregistrée en l'espace de quelques semaines pour le super sans plomb, dont le prix avait déjà été relevé au cours du mois de juillet, ce qui porte l'augmentation cumulée à une soixantaine de francs CFA le litre en l'espace de deux mois pour les automobilistes ivoiriens. Sur le plan économique, cette nouvelle hausse intervient dans un contexte de vigilance accrue des ménages ivoiriens face au coût de la vie, alors que le prix des carburants a un effet direct sur celui du transport en commun, très largement utilisé à Abidjan et dans les grandes villes du pays, mais aussi sur le coût de transport des denrées alimentaires entre les zones de production agricole et les marchés urbains. Les organisations de défense des consommateurs appellent régulièrement les autorités à davantage de transparence sur les mécanismes de fixation des prix à la pompe, ainsi qu'à un encadrement renforcé du secteur du transport en commun, où les tarifs pratiqués évoluent parfois de manière informelle en fonction du prix du carburant. Cette augmentation survient également à la veille d'une période particulièrement chargée sur le plan de la mobilité nationale, marquée par les préparatifs du 66e anniversaire de l'Indépendance, célébré le 7 août à Yopougon, et par la période estivale, traditionnellement synonyme d'une forte intensification des déplacements interurbains à travers le pays. Un contexte qui pourrait accentuer, dans les prochaines semaines, l'impact ressenti de cette hausse par les ménages et les professionnels du transport routier.







