Tiémoko Meyliet Koné a embarqué dimanche à l'aéroport d'Abidjan pour New York. Il y représentera le chef de l'État à la 81e session de l'Assemblée générale des Nations unies, selon une annonce de la présidence relayée tout le week-end par la presse ivoirienne, d'Abidjan.net à l'Agence ivoirienne de presse.
La session, ouverte le 8 septembre et censée courir jusqu'au 22 décembre, entre dans sa phase la plus regardée cette semaine : le débat général de haut niveau, qui réunit chefs d'État et de gouvernement à la tribune du siège onusien, se tient du 22 au 28 septembre. C'est là que le vice-président ivoirien doit prendre la parole au nom d'Alassane Ouattara.
Un exercice que Koné connaît déjà
Le vice-président avait déjà porté la voix d'Abidjan à la tribune onusienne lors d'une précédente Assemblée générale, avant sa nomination à ce poste. Sa désignation cette année confirme un partage des rôles devenu habituel : au président la diplomatie bilatérale et les sommets régionaux, à son vice-président les grandes messes multilatérales quand l'agenda présidentiel ne laisse pas de place au déplacement.
Le thème retenu pour cette 81e session, « Restaurer la confiance, accompagner les transformations : une ONU au service de tous », donne le ton des interventions attendues. Le vice-président doit y présenter la vision ivoirienne sur la gouvernance mondiale et la coopération internationale, dans un climat où plusieurs voix africaines réclament une réforme plus profonde des instances multilatérales, à commencer par le Conseil de sécurité, où le continent reste sans siège permanent.
Une délégation déjà sur place
Koné ne débarque pas en terrain vierge. La ministre du Plan et du Développement, Nialé Kaba, se trouvait déjà à New York plus tôt dans la semaine, où elle a plaidé pour davantage de synergie entre la Côte d'Ivoire et le système des Nations unies. Cette présence conjointe traduit une volonté d'Abidjan de peser sur plusieurs dossiers à la fois, financement du développement et sécurité régionale notamment, plutôt que de réduire sa participation à un seul discours protocolaire.
Au-delà de son intervention à la tribune, le programme du vice-président à New York doit comporter des rencontres bilatérales et des réunions de haut niveau organisées en marge de l'Assemblée, comme c'est l'usage pour les délégations africaines lors de cette semaine considérée comme le principal rendez-vous diplomatique de l'année.
Un calendrier international chargé
Cette édition de l'Assemblée générale se tient alors que plusieurs crises se disputent l'attention de la communauté internationale, du dossier proche-oriental aux tensions commerciales entre grandes puissances. Un nombre croissant de dirigeants africains profitent chaque année de la tribune new-yorkaise pour réclamer une place plus juste dans la gouvernance économique mondiale, sur la dette ou la réforme des institutions financières internationales.
Pour la diplomatie ivoirienne, l'enjeu tient aussi à la continuité : la présence, année après année, d'un haut représentant à New York permet à Abidjan d'entretenir ses réseaux et de défendre ses candidatures dans les enceintes multilatérales, dans un contexte de concurrence croissante entre pays africains pour les postes et les financements internationaux. Le contenu précis du discours du vice-président ne sera connu qu'au moment de sa prise de parole, prévue dans les prochains jours.







