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Kyiv frappée en plein cœur scientifique, Trump dément une offre à l'Iran : les grandes puissances sous tension

Frappes russes sur l'Académie des sciences d'Ukraine, démenti de Donald Trump sur un allègement des sanctions contre l'Iran, appel de Pékin au dialogue : la journée du 29 septembre résume les fractures entre Moscou, Washington et Pékin.

JGJunior Gnapié29 septembre 2026⏱ 3 min de lectureLu 7 foisPolitique
Bâtiment de l'Académie nationale des sciences d'Ukraine, rue Volodymyrska, Kyiv
📷 Illustration : Bâtiment de l'Académie nationale des sciences d'Ukraine, rue Volodymyrska, Kyiv
Lundi 29 septembre, trois dossiers ont rappelé combien les relations entre Moscou, Washington et Pékin restent tendues. À Kyiv, une frappe russe a touché l'Académie nationale des sciences d'Ukraine. À Washington, Donald Trump a démenti avoir proposé un allègement des sanctions à l'Iran. Et à Pékin, on continue d'appeler au dialogue.

Kyiv : une institution scientifique touchée

Selon Al Jazeera, un drone à réaction, très rapide, a frappé le bâtiment de l'Académie nationale des sciences, en plein centre de la capitale ukrainienne, à proximité de l'ambassade d'Allemagne, d'une cathédrale et de bâtiments gouvernementaux. L'édifice a pris feu. Au moins deux personnes sont mortes sur place, dont l'assistante de Volodymyr Horbulin, ancien secrétaire du Conseil de sécurité nationale, blessé légèrement.
Le président Volodymyr Zelensky a fait état de neuf morts dans les frappes de drones sur l'ensemble du pays et de plus de 80 blessés ; d'autres médias avancent un bilan légèrement supérieur. Russie aurait lancé environ 120 drones, dont 90 à propulsion à réaction. L'Ukraine en aurait intercepté 57 % pour ce type d'engins. À Dnipro, trois personnes ont été tuées dans un centre d'affaires, et des sites pharmaceutiques, des stations-service et des infrastructures ont été visés dans plusieurs villes.
Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andrii Sybiha, a dénoncé une Russie qui « élargit délibérément les limites de ce que le monde est prêt à tolérer », en appelant à un soutien accru en défense aérienne. Selon Al Jazeera, Moscou mène depuis six jours des frappes en série, visant de plus en plus des centres de données et des réseaux de communication.

Washington : le dossier iranien et un démenti

Autre sujet chaud, l'Iran. Axios a rapporté, en citant des responsables américains, que Donald Trump serait prêt à alléger des sanctions et à débloquer des avoirs gelés en échange de concessions nucléaires. Des médiateurs qatariens et pakistanais tentent de rapprocher les deux camps, avec le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi à New York. Un responsable américain a jugé les discussions « positives et constructives ».
Le président américain a répondu sur son réseau Truth Social en qualifiant ces informations de « hoax », c'est-à-dire d'infox, en affirmant n'avoir « rien offert ». Les deux versions s'opposent donc : celle de sources américaines anonymes et celle du président lui-même. Sur le fond, les positions restent éloignées, l'Iran mettant en avant le détroit d'Ormuz et le blocus naval, Washington exigeant des avancées nucléaires.

Pékin : appel au dialogue

La Chine, elle, s'est positionnée comme partisane du dialogue. Le chef de sa diplomatie, Wang Yi, a reçu Abbas Araghchi le 18 septembre. Pendant la visite de Xi Jinping à Washington, le 24 et 25 septembre, Pékin a de nouveau appelé au dialogue pour mettre fin à la guerre. Selon Axios, Donald Trump aurait demandé à Xi de cesser son soutien à l'Iran, ce que la partie chinoise n'a pas confirmé publiquement.

Un fil commun : la crédibilité des puissances

Ces trois séquences illustrent la même difficulté. Moscou teste les limites de ce que la communauté internationale tolère ; Washington envoie des signaux contradictoires sur l'Iran ; Pékin plaide pour la médiation sans s'engager sur les garanties. Pour les pays africains, dont la Côte d'Ivoire, ces tensions ne sont pas lointaines : elles pèsent sur le prix du pétrole, des céréales et sur les circuits commerciaux.
À surveiller dans les prochains jours : le bilan définitif des frappes sur Kyiv, l'évolution des pourparlers indirects sur l'Iran et la réaction de Pékin.
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