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Politique Ivoirienne/ Arsène Touho donne les raisons de sa rupture avec Gbagbo"

Arsène Touho président de OID (Observatoire International des questions de Droits) est un ancien militant et cadre de l'UNG (Union des Nouvelles Génération) de Stéphane Kipré, parti politique ivoirien désormais fondu dans le PPA-CI (Le Parti des peuples africains – Côte d'Ivoire) de Laurent Gbagbo. Il donne dans ce papier livré sur sa page Facebook, les raisons de sa rupture avec Gbagbo et son départ de ce parti.

GAGeorges AKA21 avril 20236 min de lecturePolitique
Politique Ivoirienne/ Arsène Touho donne les raisons de sa rupture avec Gbagbo"
📷 Illustration : Politique Ivoirienne/ Arsène Touho donne les raisons de sa rupture avec Gbagbo"

On m'a demandé si je ne suis plus avec Laurent Gbagbo parce qu'il a renié le programme de la refondation et les valeurs idéologiques qui justifiaient mon soutien à lui hier. J'ai répondu !!! Steve Beko  dans une publication tu as demandé que le débat soit ouvert pour que "les camarades d'hier" viennent expliquer ce qu'ils "reprochent à Laurent Gbagbo au point d'abandonner le navire qu'il pilote". Évidemment cette invitation me concerne puisque je fais partie des camarades d'hier qui ont décidé de ne plus être avec Gbagbo. Avant de répondre à chacune de tes questions je vais d'abord procéder à  des clarifications préalables. 𝗖𝗹𝗮𝗿𝗶𝗳𝗶𝗰𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗽𝗿é𝗮𝗹𝗮𝗯𝗹𝗲𝘀 : 1. En ce qui me concerne, je n'ai jamais appartenu à une organisation politique dirigée par Laurent Gbagbo. Si on doit trouver un navire piloté par Gbagbo dans lequel j'étais passager, c'est le navire de la Côte d’Ivoire et cela s'est passé en 4 temps :  𝟏𝐞𝐫 𝐭𝐞𝐦𝐩𝐬 : Quand en 2000 le Général Guéi Robert a écarté la CEI avant de se proclamer président élu à la télévision et que Laurent Gbagbo avait demandé au peuple d'aller "chercher le pouvoir dans les rues" j'etais de ce peuple qui a couru (je dis bien couru) de Yopougon au plateau pour aller affronter, les mains nues, les hommes de Boka Yapi. J'écris ce post aujourd'hui pcq je fais partie des miraculés de la lagune Ebrié. La victoire du président élu de mon pays selon les institutions habilitées ne devait pas être volée par un militaire. 𝟐𝐞 𝐭𝐞𝐦𝐩𝐬 : quand la tentative du coup d'Etat du 19e septembre 2002 s'est transformée en rébellion armée, coupant le pays en deux, je fais partie des patriotes ivoiriens qui se sont opposés aux ennemies de la démocratie et qui ont exigé le respect des institutions et de celui qui les incarnait, le président élu : Laurent Gbagbo. Après les accords de Marcoussis, la première manifestation de protestation des ivoiriens devant le 43e BIMA a été organisée par la section FESCI de Vridi cité où SOA 1 et Sakpa Doé Constant SO. Gbagbo avait signé les accords mais nous on dit on s'en fout parce qu'il a été contraint. Il fallait restituer à la CI sa souveraineté bafouée et redonner à Laurent Gbagbo la force et la dignité d'un Président libre. Je te laisse donc noter au passage que c'est notre capacité à réfléchir de nous même en dehors du cerveau de Gbagbo qui nous a permis de "déchirer" les accords de Marcoussis pcq pour nous celui qui a signé ces accords ce n'est pas le Président de la CI c'est un otage. Il nous a vus et il a eu la force de dire "Modiaaa de Marcoussis". 𝟑𝐞 𝐭𝐞𝐦𝐩𝐬 : quand en 2005, sous prétexte que le mandat de Laurent Gbagbo était fini et qu'un certain Albert Tchévoédjré et ses acolytes rassemblés au sein d'un certain GTI (Groupe de travail international) se sont abrogé le droit d'annoncer la dissolution de l'assemblée nationale de CI, je fais partie des manifestants de la FESCI qui ont couru du campus de Cocody jusqu'au siège de L'ONUCI à Attecoubé pour aller "affronter" les casques bleus, les mains nues. Le lendemain, Albert Tchévoédjré et son gang ont changé de bouche : ko "c'est pas ce qu'on voulaiet dire". 𝟒𝐞 𝐭𝐞𝐦𝐩𝐬 : quand Gbagbo  subit le coup de force militaire le 11 avril 2011 et qu'il est emprisonné à Khorogo puis à La Haye, je fais partie des résistants qui ont parcouru le monde entier pour protester contre sa déportation et exiger non seulement sa libération mais aussi sa réhabilitation politique en tant que président légalement élu par les ivoiriens et proclamé comme tel par les institutions habilitées lors de l'élection de 2010. Laurent Gbagbo a redonné force à ce combat quand, à la CPI, il a remis au centre du débat la fameuse question "qui a gagné les élections" ? ; tout en nous galvanisant en proclamant sa détermination de rester dans ce combat : "on va aller jusqu'au bout". Steve Beko, c'est dans ce combat on était jusqu'à ce qu'un matin, je découvre que Gbagbo a mis de côté le combat de "qui a gagné les élections" pour se mettre dans le combat de "je veux diriger le FPI". Donc celui qui a abandonné le navire CI dans lequel moi j'étais c'est Gbagbo et non moi.

Politique Ivoirienne/ Arsène Touho donne les raisons de sa r

2. Je ne parlerai pas à la place des autres "camarades d'hier" Jean Yves Dibopieu (SOAF), Charles Blé Goudé (COJEP + Alliance des jeunes patriotes), Serge Koffi (CONARECI + CRAC) pcq je ne sais pas s'ils se considéraient comme passagers d'un navire que Gbagbo pilotait mais je peux au moins affirmer que chacun d'eux était au volant de son propre bateau et participait au convoi patriotique qui escortait et protégeait le pouvoir FPI. Jusqu'à preuve du contraire, ces 3 camarades ne se sont jamais déclarés "ex camarades d'hier" de Gbagbo. Jusqu'à ce jour, Charles Blé Goudé continue de clamer sa filiation politique avec Gbagbo ; Serge Koffi dont la dernière interview vous a mis au travail a choisi d'épargner Gbagbo en disant clairement que la signature du document qui faisait office de témoignage de Gbagbo n'est pas de Gbagbo ; même Jean Yves Dibopieu qui, il y a quelques jours, pleurait de toutes ses larmes de s'être senti abandonné par sa famille politique a pu avoir la force de n'accuser personne. Donc tu n'as aucune légitimité qui puisse ton fonder à classer au rang de "ex camarades d'hier" des leaders qui ont lutté avec/pour Gbagbo, qui ne l'ont pas encore renié et dont l'histoire n'a pas commencé à s'écrire sur Facebook. Revenons maintenant à tes questions. Gbagbo a-t-il renié le projet de la refondation? Steve Beko tu sais très bien que personne parmi ceux que tu appelles "les camarades d'hier" n'a une seule fois dit que Gbagbo renié le projet de la refondation. Pour la simple raison que si on le faisait ce serait insulter notre combat patriotique contre ceux qui ont introduit la guerre en CI pour empêcher le projet de la refondation. Cependant Mamadou Koulibaly, un des concepteurs et acteurs de la refondation a reconnu dans une interview qu'il regrette d'avoir été de ceux du FPI qui, une fois au pouvoir, sont restés collés à la vision théorique du projet de société plutôt que d'adopter une approche pragmatique de gestion de la réalité du pouvoir. Il a dit que quand les informations arrivaient que des soldats s'entraînaient au Burkina Faso pour attaquer la CI, le gouvernement FPI a fait le choix de continuer à dérouler le programme de la refondation pour lequel il a été élu et non de renforcer le renseignement et les moyens de défense militaires de la CI. Le résultat est connu.  En ce qui me concerne, je reconnais que la rébellion et la situation de ni paix ni guerre entre 2002 et 2010 sont les causes principales (si y a des causes principales c'est que y a des causes subsidiaires d

GAGeorges AKA — Rédaction Abidjan4AllJournaliste · Politique
Affi N'guessan, Arsène Touho, Côte d'Ivoire, FPI, Gbagbo Laurent, PPA-CI, UNGarchive
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