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Bénédicte Kalengay et le pasteur Odon Wanga : rupture annoncée, accusations de chantage… ce que l'on sait vraiment

Dix mois après leur mariage civil en janvier, l'influenceuse congolaise Bénédicte Kalengay et le pasteur Odon Wanga seraient séparés. Sur TikTok et X, des « confidences » rapportées évoquent des difficultés financières et même une menace de diffusion de photos intimes. Aucun des deux n'a confirmé. Mais la seule évocation de ce type de chantage mérite qu'on s'y arrête : c'est un délit, et il touche bien d'autres femmes que les célébrités.

JGJunior Gnapié6 novembre 2026⏱ 3 min de lectureLu 5 foisActu People
Bénédicte Kalengay et le pasteur Odon Wanga
📷 Illustration : Bénédicte Kalengay et le pasteur Odon Wanga © Abidjan4all
Leur mariage avait fait sensation. En janvier 2026, l'influenceuse et journaliste congolaise Bénédicte Kalengay, très suivie sur les réseaux sociaux avec son fils Yoane, s'unissait civilement à Kinshasa avec le pasteur Odon Wanga. Les photos de la cérémonie, puis celles de voyages en famille en Europe, avaient fait le tour de la diaspora congolaise.
Dix mois plus tard, le conte de fées vire au feuilleton. Depuis le début de la semaine, une rumeur enfle : le couple serait séparé. Elle est partie d'un tiktokeur, « Noko International », qui affirme relayer des confidences de Bénédicte Kalengay à une amie. Depuis, les publications se multiplient, chacune ajoutant son lot de détails.

Une rumeur, pas une confirmation

Il faut être clair avec nos lecteurs. À l'heure où nous écrivons, ni Bénédicte Kalengay ni Odon Wanga ne se sont exprimés publiquement. Aucun communiqué, aucune déclaration, aucun document ne vient confirmer la séparation ni les raisons qui lui sont prêtées. Tout repose sur des propos rapportés, par un intermédiaire, de seconde ou de troisième main.
Les récits qui circulent évoquent des difficultés financières dans le couple, et mettent en cause la situation personnelle et professionnelle du pasteur en France. Nous ne reprendrons pas ces affirmations, impossibles à vérifier et qui touchent à la vie privée des intéressés. Le pasteur Odon Wanga, qui n'a pas réagi publiquement, doit pouvoir donner sa version.

L'accusation qui change tout

Un élément, en revanche, ne peut pas être traité comme un simple ragot. Selon ces mêmes récits, le pasteur aurait menacé de publier des photos intimes de son épouse si elle demandait le divorce. Bénédicte Kalengay les lui aurait envoyées pendant leurs séparations géographiques, elle à Kinshasa, lui à Paris.
Nous ignorons si cette accusation est fondée. Mais si elle l'était, il ne s'agirait plus d'une dispute de couple. Menacer de diffuser des images intimes pour retenir ou contraindre quelqu'un est une forme de violence et, dans de nombreux pays, un délit. En France, où réside le pasteur selon ces récits, diffuser sans consentement des images à caractère sexuel est puni de deux ans de prison et 60 000 euros d'amende, même si la personne avait accepté de les envoyer au départ. Le chantage, lui, est puni encore plus lourdement.

Un fléau qui dépasse les célébrités

Ce type de menace est loin d'être rare. Les associations de défense des droits des femmes le constatent : la « vengeance pornographique » et le chantage aux images intimes se sont multipliés avec les smartphones. En Afrique comme dans la diaspora, les victimes hésitent souvent à porter plainte, par honte, par peur du regard de la famille ou de la communauté, parfois par méconnaissance de leurs droits.
Et chaque fois qu'une affaire de ce type devient un feuilleton viral, c'est la femme concernée qui se retrouve jugée en premier. Dans les commentaires, on lui reproche d'avoir envoyé ces photos, plutôt que de condamner celui qui menacerait de les diffuser. C'est exactement l'inverse de ce qu'il faudrait faire.

Notre regard

Bénédicte Kalengay et Odon Wanga ont droit au respect de leur vie privée, et à la présomption d'innocence pour ce qui concerne le pasteur. Les spéculations sur leurs finances ou leur situation administrative n'apportent rien au public. En revanche, la question du chantage aux images intimes, elle, concerne tout le monde.
Si vous êtes menacé ou menacée de diffusion d'images intimes, ne cédez pas au chantage et conservez les preuves (messages, captures d'écran). En France, vous pouvez porter plainte et signaler les contenus sur la plateforme Pharos ou appeler le 3018, numéro national contre les violences numériques. En Côte d'Ivoire, la Plateforme de lutte contre la cybercriminalité (PLCC) reçoit les plaintes.
JGJunior Gnapié — Rédaction Abidjan4AllJournaliste · Actu People
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