« Est-ce que c'est vrai que dans ma famille, nous sommes 68 frères et sœurs ? En réalité, nous sommes même un peu plus », a confié l'artiste, avant d'expliquer l'origine de cette famille hors norme : « Mon père était un homme amoureux de sa musique, mais aussi des femmes. Il a fait pas mal de rencontres amoureuses. » Combien de compagnes son père a-t-il eues au juste ? Youssoupha reconnaît ne pas être en mesure de répondre avec précision, renvoyant la question à l'intéressé lui-même, aujourd'hui décédé.
Le chanteur, dont le tube « Dreamin' » et l'album « Neptune Terminus » ont marqué la scène rap francophone, précise connaître personnellement « une bonne trentaine » de ses frères et sœurs, dispersés sur plusieurs continents. « Il y en a de tous les continents : des Asiatiques, des Européens, des Africains », détaille-t-il, ajoutant avoir des frères et sœurs nés à seulement deux semaines d'écart de lui. Un détail qui, selon l'artiste, faisait partie du folklore familial assumé par son père, capable, dit-il, de reconnaître chacun de ses très nombreux enfants.
Cette confidence n'est pas totalement inédite : Youssoupha avait déjà évoqué, dans des interviews données ces dernières années sur Skyrock ou dans le podcast Culture Knock Out, avoir « plus de soixante-dix » frères et sœurs, sans jamais avancer de chiffre définitif faute, plaisantait-il alors, d'un véritable recensement familial. La précision du chiffre 68, et de son rang de 37e enfant, marque toutefois une étape supplémentaire dans la manière dont l'artiste choisit désormais d'aborder ce sujet longtemps resté en filigrane de sa carrière.
Sur le plan personnel, Youssoupha rappelle n'avoir pas grandi aux côtés de son père, resté au Congo puis en tournée à travers le monde une grande partie de sa vie. C'est sa mère qui l'a élevé en France, en lui inculquant, insiste-t-il, le respect de la figure paternelle plutôt que le ressentiment. « Elle n'avait aucune animosité envers lui par rapport à cette situation », confie-t-il. Une éducation qui semble avoir porté ses fruits à l'échelle de la fratrie : selon l'artiste, les nombreux enfants de Tabu Ley Rochereau entretiennent aujourd'hui des relations apaisées, se retrouvant à l'occasion pour évoquer ensemble cet héritage familial singulier légué par l'une des plus grandes figures de la musique congolaise du XXe siècle.







