Sept personnes manquaient encore à l'appel samedi 24 octobre après l'effondrement d'un immeuble en construction à Eastleigh, un quartier commerçant de Nairobi, la capitale kényane. La structure s'est écroulée vendredi 23 octobre, selon The Star et IBTimes.
Le ministre de l'Intérieur, Kipchumba Murkomen, s'est rendu sur place avec son collègue de la Fonction publique, Geoffrey Ruku, d'après KBC. Il a indiqué que 67 ouvriers se trouvaient sur le chantier : 66 s'en sont sortis indemnes, un a été blessé et son état est stable à l'hôpital. Les sept disparus ne figurent pas parmi ces ouvriers comptabilisés. Murkomen a ajouté que l'équipe de secours avait pu établir le contact avec certains d'entre eux. Africanews, cité par allAfrica, rapporte que les sauveteurs ont entendu la voix d'une femme sous les décombres, selon le chef de la police de Nairobi, Issa Mohamud.
Le ministre a précisé que onze commerces, situés au rez-de-chaussée et au sous-sol, étaient occupés au moment de l'effondrement. IBTimes relève que l'immeuble n'était pas terminé alors que certaines parties semblaient déjà servir à des activités commerciales, ce qui nourrit les interrogations sur les personnes présentes dessous.
Le gouverneur de Nairobi, Johnson Sakaja, qui a visité le site, a déclaré que le bâtiment « n'avait pas respecté les règles de construction », selon The Star. IBTimes rapporte qu'il a aussi évoqué l'absence du certificat d'occupation exigé avant toute utilisation, et que, d'après KBC, une demande pour un projet de 15 étages avec sous-sol n'avait pas été approuvée. Les sources divergent sur la hauteur : KBC parle d'un immeuble de 18 étages, Africanews d'une quinzaine.
Une opération multi-agences est en cours, avec l'armée kényane, la police nationale, les services de la ville de Nairobi, le Service national de la jeunesse et la Croix-Rouge kényane. IBTimes, citant le Daily Nation, indique que les sauveteurs redoutaient que l'usage d'excavatrices ne réduise l'oxygène disponible pour d'éventuelles personnes piégées et que ces engins avaient été mis à l'arrêt. Ce point n'a pas été vérifié auprès du Daily Nation.
Les familles des disparus peuvent appeler la ligne d'urgence de la Croix-Rouge, le 1199, et un soutien psychologique est en cours d'organisation, selon The Star et KBC.
Les autorités n'ont pas déterminé les raisons de l'effondrement. Murkomen a dit que les agences nationales et locales enquêteraient avec des organismes professionnels et que les responsables seraient tenus de rendre des comptes. Sakaja a promis des poursuites. IBTimes note que l'Autorité nationale de la construction a identifié, dans ses registres, le promoteur, l'entrepreneur, l'architecte et l'ingénieur de structure, tout en précisant que cela ne prouve pas leur implication, et que les responsables invitent à ne pas tirer de conclusions avant la fin de l'enquête.
Ce bilan peut évoluer d'heure en heure : les relecteurs doivent le mettre à jour avant publication.









