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Transhumance : la Côte d'Ivoire, le Mali et la Guinée cherchent à apaiser les tensions entre éleveurs et agriculteurs du Wassoulou

Réunis à Odienné à partir du 19 octobre, des représentants des trois pays ont travaillé sur la circulation du bétail entre leurs frontières. Une « déclaration d'entente d'Odienné » aurait été signée, selon Le 360 Afrique.

AKAya Kouadio29 octobre 2026⏱ 2 min de lectureLu 2 foisActualité
La Côte d'Ivoire, le Mali et la Guinée cherchent à apaiser les tensions
📷 Illustration : La Côte d'Ivoire, le Mali et la Guinée cherchent à apaiser les tensions entre éleveurs et agriculteurs du Wassoulou © Abidjan4all
À Odienné, dans le nord-ouest de la Côte d'Ivoire, autorités administratives, services techniques, éleveurs, agriculteurs et acteurs de la sécurité se sont retrouvés à partir du 19 octobre pour une « semaine pastorale ». Objectif affiché : une transhumance apaisée dans l'espace Wassoulou, qui s'étend sur trois pays. La rencontre porte sur la « mobilité transfrontalière du bétail, sécurité et cohésion sociale », écrit Abidjan.net.
Le Wassoulou comprend, côté ivoirien, les régions du Kabadougou et du Folon, côté malien le cercle de Bougouni, et des zones frontalières de Guinée. Les tensions entre agriculteurs et éleveurs y sont nourries par la rareté des ressources naturelles, le changement climatique, la pression sur les terres et l'accès limité aux couloirs de passage du bétail, d'après Abidjan.net.
La rencontre s'inscrit dans le projet PEPISAO 2, consacré à l'élevage et au pastoralisme intégrés et sécurisés en Afrique de l'Ouest.
Kacou Christian Patrick, qui représentait le Premier ministre, a proposé une déclaration d'entente assortie d'une feuille de route et d'un mécanisme tripartite de suivi de la transhumance. Il a plaidé pour « une approche axée sur la prévention des conflits et une gouvernance pastorale participative ». Dagnogo Komissiri, conseiller technique du ministre des Ressources animales et halieutiques, a insisté sur l'organisation des couloirs pastoraux, la médiation locale, le suivi sanitaire des troupeaux et la protection des ressources. Hubert Bié, secrétaire permanent du comité national du CILSS en Côte d'Ivoire, a demandé que les campagnes précédentes servent de leçon, notamment sur le manque d'eau et de fourrage.
D'après la revue de presse d'allAfrica du 28 octobre, qui s'appuie sur Le 360 Afrique, les trois pays ont signé une « Déclaration d'entente d'Odienné » à l'issue de concertations tenues du 19 au 23 octobre. Nous n'avons pas pu consulter le texte, ni confirmer par une seconde source son contenu ou la date exacte de signature. Abidjan.net, publié le 20 octobre, parle seulement de résultats attendus : meilleure coordination administrative, sécurisation des couloirs et renforcement des mécanismes d'alerte précoce.
Sans chiffres ni calendrier public pour l'instant, il reste à voir comment la feuille de route sera appliquée sur le terrain, lors des prochains mouvements de troupeaux.
AKAya Kouadio — Rédaction Abidjan4AllJournaliste · Actualité
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