Des cours en chute depuis janvier
Il a avancé d'autres facteurs : un recul de la demande, une baisse du broyage (la transformation des fèves en produits semi-finis), des incertitudes sur le pouvoir d'achat des consommateurs et les fluctuations des marchés financiers et à terme. Pour Aly Touré, ces événements ont montré la vulnérabilité persistante de l'économie mondiale du cacao face aux variations extrêmes des prix.
Qui capte la valeur du chocolat
Le représentant des pays producteurs a rappelé quelques ordres de grandeur. Environ cinq millions d'agriculteurs, en majorité de petits exploitants, cultivent le cacao dans le monde. L'Afrique fournit à peu près 70 à 75 % des fèves. Pourtant, elle ne capte que 5 à 6 % de la valeur d'un marché du chocolat estimé entre 130 et 200 milliards de dollars. La part qui revient aux producteurs eux-mêmes est généralement évaluée à moins de 10 % de la valeur totale.
C'est de cet écart que découle sa demande principale. Il a insisté sur un point : dans la transition que l'industrie et les États appellent de leurs vœux, les producteurs ne doivent pas supporter seuls les coûts.
Quatre priorités
Aly Touré a détaillé quatre priorités pour les pays producteurs.
La première est un revenu décent pour les cacaoculteurs, avec une rémunération qui reflète la valeur marchande du cacao et la transformation locale. La deuxième vise une répartition plus équitable de la valeur, par un dialogue renforcé avec l'industrie et le secteur privé. La troisième porte sur le commerce : réduire les obstacles, notamment non tarifaires, améliorer la transparence des marchés et protéger la dénomination « chocolat ». La quatrième concerne la recherche, l'adaptation au changement climatique et une meilleure coordination internationale entre pays producteurs.
Ce que cela change pour la Côte d'Ivoire
Le texte lu ne précise pas de mesure nouvelle ni de décision prise à New York : il s'agit d'un plaidoyer, prononcé devant des acteurs de la finance et de l'investissement. Il intervient toutefois alors que la baisse des cours pèse sur les revenus des planteurs, et que la question du prix bord champ revient régulièrement dans le débat public ivoirien. Le lien avec les décisions nationales de campagne n'est pas établi par les sources consultées et reste à documenter par la rédaction.









