Fin de primaire : 46 % des élèves ivoiriens atteignent le seuil minimal de compétence en lecture en 2024, contre 40,4 % en 2019. En mathématiques, la proportion passe de 17,2 % à 23 %. Ces chiffres, issus de l'évaluation PASEC 2024 de la CONFEMEN dévoilée le 22 octobre à Dakar, sont rapportés par KOACI et Fraternité Matin.
Un gain de près de six points
En lecture, le gain est de 5,6 points. En mathématiques, il est de 5,8 points. La part des élèves au niveau 1 ou en dessous en lecture recule de 35,3 % à 25 %, tandis que celle du niveau 3 monte de 18,4 % à 25 %. Le niveau 4 reste stable, à 21 % contre 22 % en 2019.
En mathématiques, la proportion d'élèves sous le niveau 1 passe de 42,1 % à 33 %. Le niveau le plus élevé, atteint par 2,6 % des élèves en 2019, concerne désormais 8 % d'entre eux, soit plus du triple.
Fraternité Matin rappelle que les résultats de 2014 et 2019 avaient été jugés décevants. Selon la CONFEMEN, citée par le journal, les acquis de fin de primaire sont orientés à la baisse dans l'ensemble des pays évalués. La Côte d'Ivoire va donc à contre-courant de cette tendance, sans que les articles lus permettent de la situer par rapport à ses voisins.
Lus à l'envers, les mêmes résultats rappellent l'ampleur du chemin restant : environ 54 % des élèves n'atteignent pas le seuil minimal en lecture, et environ 77 % en mathématiques. Ces proportions sont calculées par complément à 100 à partir des chiffres publiés. Le titre de KOACI résume la situation : des progrès, mais « tout reste à consolider ».
Le gouvernement et le ministère de l'Éducation nationale, de l'Alphabétisation et de l'Enseignement technique créditent leurs réformes de ces avancées, d'après Fraternité Matin. Le quotidien met en avant les États généraux de l'éducation nationale et de l'alphabétisation (EGENA), dont les conclusions, adoptées en juillet 2024, fixent 42 leviers d'action. Koffi N'Guessan dirige le ministère depuis janvier 2026. Le journal précise toutefois que la contribution de chaque réforme à cette progression reste à établir par des analyses complémentaires.
Un diagnostic contesté
Tout le monde ne partage pas l'enthousiasme. Dans la revue de presse du 3 novembre de l'Agence ivoirienne de presse, Le Quotidien d'Abidjan rapporte que Me Habiba Touré, à partir du rapport PASEC 2024, dénonce l'échec de la politique éducative et estime que « les excuses ne sont plus tenables ». Cette position n'est connue que par ce résumé de presse, sans le texte de son intervention.
Les deux lectures reposent sur les mêmes données : une amélioration nette par rapport à 2019, partant d'un niveau très bas, qui laisse la majorité des élèves en difficulté à la sortie du primaire. Le rapport complet de la CONFEMEN, qui détaillerait les écarts entre pays, entre régions et entre filles et garçons, n'a pas été consulté pour cet article.









