Cartables, uniformes et salles de classe fraîchement repeintes : ce lundi 14 septembre, près de 8,8 millions d'élèves ont fait leur rentrée dans les établissements publics et privés de Côte d'Ivoire. Le ministre de l'Éducation nationale, de l'Alphabétisation et de l'Enseignement technique, N'Guessan Koffi, s'est rendu dès le matin dans plusieurs établissements d'Abidjan: le Collège moderne de l'Autoroute à Treichville, le Lycée moderne de Treichville, le Lycée technique d'Abidjan ainsi que le Groupe scolaire primaire de Cocody Sud, afin de vérifier l'effectivité de la reprise des cours. Dans chacun de ces établissements, il a pu constater la présence des élèves et des enseignants ainsi que le démarrage des premières leçons. Au-delà de la capitale économique, dix missions ministérielles ont également été déployées à l'intérieur du pays pour s'assurer du bon déroulement de la rentrée sur l'ensemble du territoire.
Lors de ses échanges avec les acteurs du système éducatif, le ministre a insisté sur la nécessité d'instaurer un climat de confiance entre enseignants, encadreurs et administrations scolaires, appelant chacun à « bannir les suspicions » pour contribuer au rétablissement durable des performances de l'école ivoirienne. Il a également exhorté les élèves à faire preuve de discipline, de civisme et de responsabilité, tout en les invitant à préserver les infrastructures et le matériel mis à leur disposition — un message d'autant plus appuyé que de nombreux établissements viennent d'être rénovés ou nouvellement construits.
Cette rentrée s'inscrit en effet dans la continuité d'un vaste effort d'investissement dans les infrastructures scolaires. Dans le cadre du programme DÉFI 3, les autorités ont achevé la construction de 47 collèges de proximité, tandis que le Programme de renforcement du système éducatif de base (PRSEB) a permis la livraison de 3 000 nouvelles classes au primaire et de 51 établissements secondaires supplémentaires. Le réseau national s'enrichit par ailleurs de 14 lycées d'excellence dotés d'internats réservés aux filles, ainsi que de 386 nouvelles salles dans le préprimaire. Un signal fort en faveur de la scolarisation précoce et de l'égalité des chances entre filles et garçons.
Sur le plan pédagogique, le ministère a également mis en place une liste unique de manuels scolaires, une mesure destinée à harmoniser les supports d'enseignement sur l'ensemble du territoire et à limiter les disparités de coûts pour les familles. Du côté de l'inclusion scolaire, les résultats des candidats en situation de handicap sensoriel au Certificat d'études primaires élémentaires (CEPE) affichent un taux de réussite de 93 %, grâce à des outils pédagogiques adaptés. Autre indicateur notable : 260 000 enfants issus des structures d'éducation islamique intègrent cette année le parcours d'enseignement général, illustrant la volonté des autorités de renforcer les passerelles entre les différents systèmes éducatifs du pays.
L'année scolaire 2026-2027, dont le calendrier prévoit un premier trimestre courant du 14 septembre au 4 décembre 2026, a été placée par le ministre N'Guessan Koffi sous le signe de la confiance et de la transformation du système éducatif. Après plusieurs années de réformes successives, le ministère entend désormais consolider les acquis, corriger les insuffisances constatées et engager un nouveau cap axé sur la qualité de l'enseignement, l'employabilité des diplômés et l'adaptation aux enjeux du numérique.
Reste que la réussite de ces ambitions dépendra, comme chaque année, de la capacité du système éducatif à transformer les investissements en infrastructures en résultats concrets pour les élèves, dans un pays où la pression démographique continue d'exercer une forte tension sur les capacités d'accueil scolaires.







