L’affaire avait glacé le quartier. Le vendredi 4 septembre 2026, le corps sans vie d’une jeune fille, identifiée par les initiales D.A.P., était découvert dans une décharge d’ordures ménagères à Gonzagueville, dans la commune de Port-Bouët, à Abidjan. Elle avait 18 ans. Près de huit semaines plus tard, la Direction générale de la Police nationale annonce l’arrestation de celui qu’elle présente comme le présumé auteur du meurtre, un homme de 20 ans identifié par les initiales K.K.F.A.
Une enquête menée par la BRI
Selon le communiqué de la police, c’est la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) qui a conduit une enquête qualifiée de « minutieuse », menée dans le cadre de l’opération « Épervier spécial », consacrée à la lutte contre la grande criminalité. Elle a permis de remonter jusqu’au suspect.
Interrogé, le jeune homme aurait expliqué que la victime lui avait confié vouloir échanger son téléphone portable contre un modèle plus récent. Il lui aurait promis de l’aider et l’aurait invitée chez lui. Une fois sur place, il lui aurait fait comprendre que ses intentions étaient autres. Face à son refus, une bagarre aurait éclaté, au cours de laquelle il l’aurait frappée avec un objet en bois se trouvant dans sa chambre. Il se serait ensuite débarrassé du corps en le jetant à la décharge. Ces déclarations sont celles du suspect, rapportées par la police ; elles devront être confrontées aux éléments de l’enquête et examinées par la justice.
Et maintenant ?
Le mis en cause doit être présenté au parquet pour répondre de ses actes. En droit ivoirien comme dans tout État de droit, il est présumé innocent jusqu’à ce que sa culpabilité soit établie par une juridiction. Le meurtre peut être puni de la réclusion criminelle, voire de la peine la plus lourde prévue par la loi. Pour la famille de la victime, l’arrestation apporte une réponse, mais pas l’apaisement.
Les autorités rappellent régulièrement que les transactions entre particuliers, notamment pour la revente de téléphones, sont plus sûres lorsqu’elles se déroulent dans un lieu public ou fréquenté, et que l’on prévient un proche avant tout rendez-vous avec une personne que l’on ne connaît pas bien. Ce conseil ne remet évidemment pas en cause la responsabilité de l’auteur présumé des faits.









