Un duel Netanyahou-Eisenkot
Le Premier ministre sortant, chef du Likoud, affronte l'ancien chef d'état-major Gadi Eisenkot, à la tête du parti centriste Yashar et principal chef de file de l'opposition. Il faut 61 des 120 sièges de la Knesset pour former une majorité. Le dernier sondage de Channel 12, rapporté par le Jerusalem Post, donne 50 sièges au bloc de Netanyahou, 56 à l'opposition et 16 aux partis arabes. Le Likoud obtiendrait 19 sièges, contre 32 aujourd'hui, Yashar 22 et B'Yachad, de Naftali Bennett, 14. Aucun camp ne semblerait donc en mesure d'atteindre seul la majorité, et la plupart des chefs de l'opposition refusent de gouverner avec les partis arabes. Ces chiffres sont ceux d'un sondage, non d'un résultat.
Le seuil d'entrée à la Knesset est de 3,25 % des suffrages valides. Selon le Taub Center cité par le Jerusalem Post, avec une participation de 70 %, un parti doit obtenir 165 635 voix pour y entrer. Les petites listes, comme celles d'Ofer Winter et de Yoaz Hendel, risquent de rester dehors.
Les enjeux de la campagne
La sécurité domine : la guerre à Gaza après l'attaque du 7 octobre 2023 et les fronts du Liban, de la Syrie, de l'Iran et de la Cisjordanie occupée. Les débats portent aussi sur la crise de recrutement de l'armée après trois ans de guerre, la loi sur la conscription des ultra-orthodoxes, la demande d'une commission d'enquête d'État sur les défaillances du 7 octobre, les poursuites visant Netanyahou et la réforme judiciaire. Le Jerusalem Post note que la création d'un État palestinien passe au second plan, la plupart des partis s'y opposant.
Eisenkot a affirmé lors de son dernier meeting que Netanyahou ne reculerait devant « aucun mensonge, aucune mesure extrême » pour rester au pouvoir. Netanyahou a écrit sur X : « Les ennemis d'Israël veulent seulement que nous perdions ». Donald Trump a appelé à voter pour lui sur son réseau social. Ces trois citations, traduites de l'anglais, sont rapportées par ABC News.
Et après le vote
Le président Isaac Herzog consultera les partis, puis chargera le candidat jugé le mieux placé de former le gouvernement. Netanyahou resterait Premier ministre par intérim pendant des négociations qui peuvent durer des semaines. Le Jerusalem Post indique qu'environ 20 000 policiers, gardes-frontières et bénévoles sont déployés pour protéger le scrutin. Democracy Now précise que Sami Abu Shehadeh, dirigeant du parti Balad, a été écarté de la course.









