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Nigeria : un tribunal invalide la candidature d'Atiku Abubakar sous les couleurs de l'ADC, il annonce un recours

La Haute Cour fédérale d'Abuja a invalidé jeudi 5 novembre l'investiture d'Atiku Abubakar comme candidat de l'ADC à la présidentielle de 2027. L'ancien vice-président dénonce une manœuvre du pouvoir et prépare un recours. La décision annule aussi la direction du parti conduite par David Mark.

MBMadouce Boniking6 novembre 2026⏱ 2 min de lecturePolitique
Nigeria : un tribunal invalide la candidature d'Atiku Abubakar sous les couleurs de l'ADC
📷 Illustration : Nigeria : un tribunal invalide la candidature d'Atiku Abubakar sous les couleurs de l'ADC © Abidjan4all
Atiku Abubakar n'est plus, pour l'instant, le candidat de l'ADC à la présidentielle nigériane de 2027. Jeudi 5 novembre, le juge Peter Lifu, de la Haute Cour fédérale d'Abuja, a rendu un jugement (dossier FHC/ABJ/CS/1819/2025) qui invalide son investiture. Il annule aussi la direction de David Mark à la tête du parti et les décisions prises sous son autorité, d'après le récit relayé par allAfrica.

Une plainte venue de l'intérieur du parti

Le plaignant est Nafiu Bala Gombe, ancien vice-président national de l'ADC pour le Nord-Est. Il contestait l'accession de David Mark et de Rauf Aregbesola à leurs postes et affirmait avoir lui-même droit à la succession de Ralph Nwosu. Le texte lu ne détaille pas les motifs retenus par le juge.

La riposte d'Atiku

L'ancien vice-président annonce qu'il fera appel devant la Cour d'appel. Il voit dans la décision une manœuvre du parti au pouvoir, l'APC, pour affaiblir son soutien dans le Nord. « The timing of this judgment is no coincidence », a-t-il déclaré, ajoutant que « my candidacy belongs to all Nigerians ». Sa campagne maintient ses déplacements, notamment dans l'État de Kebbi.
Son conseil de campagne, par la voix de Kola Ologbondiyan, parle d'un jugement « académique », dépassé par les événements, et prépare une demande de sursis à exécution. Il ne confirme pas à ce stade qu'un recours a été déposé. L'équipe s'appuie sur une distinction entre une réunion des parties prenantes du 2 juillet 2025 et celle du Conseil exécutif national du 29 juillet 2025, que la commission électorale aurait suivie. Elle invoque aussi une décision antérieure du juge Musa Liman, datée du 2 juillet 2025, qui avait écarté une plainte de Leke Abejide pour des questions de compétence, de qualité pour agir et de recours internes non épuisés. Atiku estime que le nouveau jugement la contredit ; le journal à l'origine du récit n'a pas pu comparer les deux décisions.
Le porte-parole de l'ADC, Bolaji Abdullahi, rejette lui aussi le jugement, accuse l'APC d'ingérence et avertit que d'autres candidats pourraient être touchés. Ces accusations d'ingérence ne sont étayées par aucune preuve dans le texte consulté.

Une autre procédure, distincte

Le texte distingue cette affaire d'un autre dossier, celui d'une décision ordonnant la dissolution de l'ADC et de quatre autres partis. Le camp d'Atiku affirme qu'elle a été annulée en appel. Le journal indique seulement qu'elle a été suspendue en juin, sans décision finale établie. Les lecteurs doivent donc rester prudents sur l'état réel de ce second dossier.
À ce stade, aucun calendrier électoral précis n'est donné dans les sources lues, et la suite dépend d'un éventuel sursis à exécution ou de la décision de la Cour d'appel.
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