Ce rendez-vous, décidé en principe dès la 64e Assemblée générale ordinaire du 30 mai dernier, marquera la fin du mandat du comité exécutif dirigé depuis avril 2022 par Yacine Idriss Diallo, arrivé à la tête de l'instance dans un contexte de sortie de crise institutionnelle pour le football ivoirien. Sous sa présidence, la Côte d'Ivoire a notamment remporté la Coupe d'Afrique des nations 2023 organisée sur ses terres, un sacre qui a durablement renforcé la crédibilité et l'assise populaire de la fédération.
Un ordre du jour millimétré
Le document de convocation, consulté par plusieurs médias ivoiriens, fixe un ordre du jour en huit points : appel des délégués, vérification de la conformité de la convocation et de la composition de l'Assemblée au regard des statuts, désignation des scrutateurs, nomination de membres chargés de contrôler le procès-verbal, approbation du programme, allocution du président sortant, examen du procès-verbal de l'Assemblée générale ordinaire du 30 mai, puis élection du président et des autres membres du Comité exécutif. Cette procédure s'inscrit dans un cadre juridique précis : les statuts révisés de la FIF et le Code électoral adopté le 11 juin 2022, hérité du Comité de normalisation, encadrent strictement le déroulement du scrutin — parrainages requis, délais de procédure, temps de parole des candidats. L'article 118 modifié des statuts imposait la tenue de cette élection entre le dernier samedi de juin 2026 et les trois mois suivants, une fenêtre volontairement calée pour ne pas interférer avec la participation des Éléphants à la Coupe du monde 2026, qui s'est achevée pour la sélection ivoirienne en seizièmes de finale, battue 2-1 par la Norvège d'Erling Haaland fin juin.
Un renouvellement sous surveillance
L'échéance de septembre revêt une portée qui dépasse le simple renouvellement d'un bureau exécutif. Elle intervient à un moment où le football ivoirien, porté par sa première qualification en Coupe du monde depuis 2014 et son titre continental de 2023, cherche à consolider une gouvernance plus rigoureuse et une communication plus structurée, deux chantiers que la FIF sortante revendique avoir engagés. Le futur président devra composer avec un Comité exécutif de 25 membres et gérer, en parallèle, la préparation des sélections nationales, masculines comme féminines, ainsi que la structuration des championnats locaux. Aucune candidature officielle n'a pour l'heure été rendue publique, mais les prochaines semaines devraient voir se dessiner les états-majors des différents prétendants, dans un scrutin dont l'enjeu — la direction de la « Maison de verre » — dépasse largement le seul monde du ballon rond en Côte d'Ivoire, tant le football y demeure un vecteur central de cohésion nationale.







