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Crise lycéenne : Parcoursup, classes plafonnées à 28 élèves, 15 000 places, ce que le gouvernement a annoncé

Après plus d'un mois de blocages, le Premier ministre Sébastien Lecornu a présenté lundi 26 octobre un premier paquet de mesures pour les lycéens et les étudiants. Syndicats et organisations lycéennes jugent l'ensemble insuffisant et appellent à poursuivre la mobilisation.

MBMadouce Boniking28 octobre 2026⏱ 2 min de lectureLu 8 foisEducation
Crise lycéenne, Parcoursup, classes plafonnées à 28 élèves
📷 Illustration : Crise lycéenne, Parcoursup, classes plafonnées à 28 élèves, 15 000 places, ce que le gouvernement a annoncé © Charente Libre
Le gouvernement français a répondu lundi 26 octobre à un mouvement lycéen qui dure depuis le 17 septembre. À l'issue d'une rencontre avec des représentants lycéens à Matignon, Sébastien Lecornu a annoncé cinq premières mesures, dont une refonte de Parcoursup et un plafonnement des effectifs en seconde.

Les mesures annoncées

La plateforme d'orientation Parcoursup doit connaître une « évolution forte » dès la rentrée 2027, avec des algorithmes plus lisibles, a indiqué le ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste. Son remplacement, envisagé pour 2028, exigerait une loi votée par le Parlement.
Le gouvernement prévoit 15 000 places supplémentaires dans le supérieur, surtout en BTS et en IUT, et un plan de 5 milliards d'euros pour rénover lycées et universités, principalement par des prêts à taux réduit aux collectivités. Les bourses seront indexées sur l'inflation. Le ministre de l'Éducation, Édouard Geffray, a annoncé un plafond de 28 élèves par classe de seconde, d'abord dans les établissements les plus défavorisés à la prochaine rentrée, puis partout en 2028. Les 836 suppressions de postes prévues au budget 2027 sont annulées, et 500 postes d'enseignants sont créés dans les lycées publics. Deux chantiers restent ouverts : le contrôle continu au baccalauréat, avec l'examen d'une suppression de l'année de première, et le choix des spécialités.
Édouard Geffray a lui-même prévenu que ces mesures auront besoin d'un budget pour s'appliquer. Selon Le Figaro, cité par Titres de presse, le paquet coûterait de 5 à 6 milliards d'euros. Mardi, le ministre David Amiel a proposé de le financer en combattant l'optimisation fiscale, tout en maintenant l'objectif de déficit à 5 % du PIB.

Des réactions très partagées

Certaines organisations lycéennes ont salué les annonces tout en voulant poursuivre la mobilisation jusqu'à des résultats concrets, comme Nathanaël Combary, de Renouveau lycéen. L'Intersyndicale jeunesse appelle à retourner dans la rue et réclame dix mesures chiffrées à environ 10 milliards d'euros, dont la fin de la sélection à l'université et 250 000 places. Sophie Vénétitay, du Snes-FSU, premier syndicat du secondaire, veut « amplifier la grève en vue du 5 novembre ». Le SE-Unsa estime que « les annonces ne suffisent pas » et exige des garanties sur leur financement. Les présidents d'université avertissent que supprimer Parcoursup « n'est pas la solution magique ».
Dans l'opposition, Louis Boyard (LFI) a parlé d'« enfumage », tandis que François Hollande a reconnu « des avancées » mais « encore des insuffisances ».

Un calendrier chargé

Une journée d'action est appelée le 31 octobre par les gilets jaunes, puis une grève nationale le 5 novembre par les syndicats de salariés. Un débat sans vote sur la plateforme de consultation ouverte le 5 octobre, qui a recueilli environ 100 000 contributions, doit avoir lieu à l'Assemblée nationale mercredi.
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