L'auditorium de la Primature, à Abidjan, a accueilli mardi 8 septembre la cérémonie d'ouverture d'un atelier international consacré aux négociateurs climatiques francophones. Organisé jusqu'au 11 septembre par le ministère ivoirien de l'Environnement et de la Transition écologique, en partenariat avec l'Organisation internationale de la Francophonie via son Institut de la Francophonie pour le développement durable (IFDD), le rendez-vous se tient sous la présidence du ministre Abou Bamba.
L'enjeu tient en une phrase : préparer des délégations francophones, souvent moins armées techniquement que d'autres blocs de négociation, à peser dans les discussions qui s'ouvriront à Antalya, en Turquie, du 9 au 20 novembre, à l'occasion de la COP31. Adaptation, financement climatique, transition énergétique, transfert de technologies, pertes et dommages, mobilisation des ressources : les dossiers qui structureront les débats sont déjà connus, et ce sont eux que les participants doivent apprendre à défendre pendant les quatre jours de l'atelier.
Un déficit de maîtrise technique qui coûte des positions
Dans les négociations climatiques, la connaissance fine des procédures et des mécanismes décisionnels peut faire basculer un rapport de force. Une délégation qui maîtrise les rouages de la négociation défend mieux ses positions, obtient plus facilement des compromis et fait valoir les réalités propres à sa région ou à son pays. C'est ce déficit que l'atelier d'Abidjan entend combler, en misant sur une meilleure coordination entre pays africains francophones pour parler, dans les grandes conférences, d'une voix plus structurée sur leurs priorités communes.
Le choix d'Abidjan comme lieu de formation n'est pas anodin pour un pays qui multiplie, depuis plusieurs mois, les initiatives diplomatiques sur les enjeux climatiques et environnementaux. Le calendrier, lui, ne laisse guère de marge : la COP31 se tient dans un peu plus de deux mois. Et c'est souvent sur ce type de préparation en amont, loin des projecteurs, que se jouent les positions défendues dans le vif des négociations, bien plus que sur les discours d'ouverture des chefs de délégation.







