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Marie-Laure N'Goran (UNJCI) : « Le temps des élections est derrière nous, celui de la reconstruction a commencé »

Première femme élue à la présidence du Conseil exécutif de l'Union nationale des journalistes de Côte d'Ivoire (UNJCI) depuis la création de l'organisation en 1991, Marie-Laure N'Goran a livré à abidjan4all.net sa première grande interview depuis son élection le 7 juin dernier, avec 244 voix sur 408 votants. Gouvernance, réconciliation avec les autres candidats, avenir de la Maison de la Presse, place de la diaspora et des médias en ligne : la présentatrice du 20h de la RTI et triple lauréate du Prix Ebony détaille, sans détour, les priorités de son mandat de trois ans.

JGJunior Gnapié3 septembre 202615 min de lectureLu 66 foisFemmes
Interview avec Marie-Laure N’Goran, Présidente du Conseil exécutif de l’UNJCI
© Abidjan4all
Élue le 7 juin 2026 à la tête du Conseil exécutif de l'Union nationale des journalistes de Côte d'Ivoire, Marie-Laure N'Goran a hérité d'une organisation fragilisée par plusieurs mois de reports de congrès et de contestations internes, jusqu'à la tenue du scrutin sous la supervision d'un comité ad hoc désigné par la justice. Face à Stéphane Bahi, elle l'a emporté avec 244 voix sur 408 votants, portée par son programme « UNJCI Nouvelle Vision ». Trois mois après son élection, la présidente est revenue pour abidjan4all sur les grands chantiers de son mandat.

I. Une élection historique

Vous êtes la première femme à diriger l'UNJCI depuis sa création en 1991. Quels sentiments vous animent à ce niveau ?
C'est d'abord un sentiment de gratitude, mais surtout une immense responsabilité. Cette élection dépasse ma personne. Elle montre qu'aujourd'hui, dans notre corporation, une femme peut accéder au plus haut niveau de responsabilité par son travail, son engagement et la confiance de ses pairs. J'en mesure toute la portée. Mais je ne veux pas que l'histoire retienne seulement que j'ai été la première femme présidente de l'UNJCI. Je voudrais qu'elle retienne ce que nous aurons accompli ensemble pour les journalistes ivoiriens.
Avec 244 voix sur 408 votants, vous l'emportez nettement face à Stéphane Bahi. Comment analysez-vous ce score au regard de votre programme « UNJCI Nouvelle Vision » ?
J'y vois d'abord un vote d'adhésion à une vision et une forte attente de changement. Nous avons proposé une UNJCI davantage tournée vers l'humain, le métier et la modernisation de notre organisation. Mais une élection se termine avec la proclamation des résultats. Depuis le 7 juin, je ne suis plus la candidate d'un camp : je suis la présidente de tous les journalistes. Ce score nous honore, mais surtout, il nous oblige à produire des résultats.
Vous héritez d'une organisation dont le congrès a été plusieurs fois reporté depuis février, avant de se tenir sous la supervision d'un comité ad hoc désigné par la justice. Que retenez-vous de ce processus mouvementé ?
Je retiens que notre organisation a traversé une période difficile et qu'elle a su, malgré tout, aller au bout du processus démocratique. Nous devons maintenant en tirer les enseignements, améliorer nos mécanismes internes et renforcer notre gouvernance pour éviter que de telles situations ne se reproduisent. Le temps des élections est derrière nous. Celui de la reconstruction et de l'action a commencé.

II. Sortir de la crise

Cette année, les élections à l'UNJCI ont été marquées par des tensions ; des scrutins ont dû être rejetés, chacun y est allé de son commentaire, et la carte de presse du candidat Ettien a été retirée. Vous êtes élue malgré tout cela. Quelle stratégie mettez-vous en place pour éteindre le feu ?
Ma stratégie tient en trois mots : rassembler, écouter et agir. Je ne souhaite pas entretenir les polémiques ni refaire le procès de cette période. Notre corporation a besoin d'apaisement et de retrouver ce qui nous unit. La meilleure manière d'éteindre le feu, c'est aussi de remettre les préoccupations des journalistes au centre : leurs conditions de travail, leur formation, leur protection sociale et la défense de notre métier. Nous devons sortir des querelles de personnes pour revenir aux enjeux de la profession.
Comment comptez-vous rétablir la confiance entre les différentes listes et courants qui se sont affrontés pendant la crise ?
Par le dialogue, mais surtout par les actes. Je veux une UNJCI où chacun puisse trouver sa place, indépendamment de son choix lors de l'élection. Nous allons écouter toutes les sensibilités et créer des espaces de dialogue. Mais la confiance reviendra surtout si notre gouvernance est transparente, si nos décisions sont collégiales et si les journalistes constatent que l'UNJCI travaille réellement pour eux.
Y a-t-il des mesures de réconciliation ou de dialogue prévues avec le camp de Stéphane Bahi et les autres protagonistes de la crise ?
La porte du dialogue est ouverte à tous, sans exception. Stéphane Bahi et ceux qui l'ont soutenu restent avant tout des confrères et des membres de notre corporation. Cette élection a aussi démontré une chose essentielle : malgré nos divergences, les journalistes savent se retrouver entre eux. Le temps de la compétition est terminé. Il n'y a plus de vainqueurs ni de vaincus. C'est désormais l'heure du rassemblement. Nous avons besoin de toutes les compétences et de toutes les générations pour construire ensemble une UNJCI plus forte, plus unie et plus influente. Ma main reste tendue à tous ceux qui souhaitent y contribuer.
Studio de télévision avec microphone

III. Priorités du mandat

Pour ce mandat de trois ans, quelles sont vos priorités ? Quelles stratégies pour les atteindre ?
Notre mandat repose sur trois priorités : l'humain, le métier et le bâtiment. L'humain, c'est améliorer la protection sociale et la solidarité entre journalistes. Le métier, c'est renforcer la formation, notamment face aux mutations numériques, et défendre les standards professionnels. Le bâtiment, c'est contribuer à redonner à la Maison de la Presse toute sa dignité et sa fonctionnalité. À cela s'ajoute une exigence : la gouvernance. Nous voulons une UNJCI transparente, proche de ses membres et jugée sur ses réalisations. Notre mandat sera un mandat d'action et de résultats.
La profession traverse une période de mutation profonde du paysage médiatique. Comment l'UNJCI compte-t-elle accompagner les journalistes face à ces transformations (numérique, précarité, financement des médias) ?
Nous ne pouvons pas défendre le journalisme d'aujourd'hui avec les seuls outils d'hier. Notre métier change, et notre responsabilité est de préparer les journalistes à cette transformation sans renoncer aux fondamentaux de la profession. Avec l'UNJCI Académie et le projet Media Lab, nous voulons renforcer les compétences en intelligence artificielle, fact-checking, production numérique, nouveaux formats et entrepreneuriat journalistique. Mais la mutation de notre métier pose aussi la question de la précarité. Former un journaliste ne suffit pas ; encore faut-il qu'il puisse vivre dignement de son métier. C'est pourquoi notre action porte également sur la protection sociale, les conditions de travail et l'accompagnement des journalistes qui souhaitent développer des projets médias viables. Le numérique bouleverse notre profession, mais il ouvre aussi de nouvelles opportunités. Notre rôle est d'aider les journalistes à les saisir, plutôt que de subir cette transformation.
Quel bilan tirez-vous du mandat de votre prédécesseur, Jean-Claude Coulibaly, et sur quels acquis comptez-vous vous appuyer ?
Chaque équipe apporte sa pierre à l'édifice. Le président Jean-Claude Coulibaly et son équipe ont servi l'UNJCI et plusieurs acquis existent. Notre responsabilité n'est pas d'effacer ce qui a été fait, mais de conserver ce qui fonctionne, d'améliorer ce qui doit l'être et d'apporter notre propre vision. Une institution se construit dans la continuité, même lorsque les équipes changent.
Quels leviers activerez-vous pour renforcer le poids de l'UNJCI dans le débat public et auprès des pouvoirs publics ?
D'abord, la crédibilité. Une UNJCI forte doit être exemplaire dans sa gouvernance et pertinente dans ses prises de position. Nous voulons ensuite renforcer le dialogue avec les pouvoirs publics, les institutions de régulation, les organisations professionnelles, les partenaires internationaux et les acteurs de la société civile. L'UNJCI doit être capable de défendre les journalistes, mais également de porter une réflexion sur l'avenir des médias et la place de l'information dans notre démocratie.

IV. La Maison de la Presse d'Abidjan

Anne-Marie N'Guessan vient d'être désignée à la tête de la Maison de la Presse d'Abidjan. Quel commentaire faites-vous de cette nomination ?
J'adresse à Anne-Marie N'Guessan mes chaleureuses félicitations et tous mes vœux de réussite. Son dynamisme sera, j'en suis convaincue, un véritable atout pour notre corporation. La Maison de la Presse occupe une place importante dans notre programme, parce qu'elle est notre maison commune. Avec la nouvelle directrice et le Conseil de gestion, nous travaillerons donc dans un esprit de collaboration pour bâtir une Maison de la Presse digne des journalistes ivoiriens : moderne, fonctionnelle, vivante et ouverte à tous. Nous voulons une maison où les journalistes auront plaisir à se retrouver, où ils pourront se former, travailler, échanger, mais aussi se détendre. Un véritable lieu de vie où l'on pourra allier l'utile à l'agréable.
Quelles relations institutionnelles souhaitez-vous instaurer entre l'UNJCI et la nouvelle direction de la MPA ?
Des relations de collaboration, de respect institutionnel et surtout d'efficacité. L'UNJCI est un acteur majeur de la vie de la Maison de la Presse. Nous devons donc travailler ensemble sur les projets qui concernent directement les journalistes. La Maison de la Presse doit rassembler la corporation. Sur cet objectif, nous devons avancer ensemble.
Interview avec Marie-Laure N’Goran, Présidente du Conseil exécutif de l’UNJCI

V. Diaspora et médias en ligne

L'UNJCI compte-t-elle intégrer davantage les journalistes ivoiriens de la diaspora dans ses instances et ses actions ? Sous quelle forme ?
Absolument. Un journaliste ivoirien ne cesse pas d'appartenir à notre corporation parce qu'il exerce à Paris, Bruxelles, Montréal, Washington ou ailleurs. Nous voulons structurer davantage notre réseau international, créer des relais de l'UNJCI à l'extérieur et associer nos confrères de la diaspora aux formations, rencontres professionnelles et grands événements de l'Union. Notre diaspora journalistique est une compétence et un réseau que l'UNJCI doit mieux valoriser.
Quels liens l'organisation entretient-elle aujourd'hui avec les correspondants et confrères ivoiriens installés à l'étranger, notamment en Europe et en Amérique du Nord ?
Des liens existent, mais nous pouvons aller beaucoup plus loin. Notre ambition est de bâtir un véritable réseau international de journalistes ivoiriens, capable de favoriser les échanges d'expériences, les formations, la mobilité professionnelle et les collaborations. Le Salon international des médias et de l'innovation, que nous organiserons, pourra notamment devenir l'une des tribunes où journalistes de Côte d'Ivoire, de la diaspora et d'autres pays partageront leurs expériences autour de notre métier.
Comment l'UNJCI compte-t-elle accompagner l'essor des médias en ligne, qui échappent parfois aux cadres traditionnels de la profession ?
Les médias en ligne font désormais pleinement partie de notre écosystème. Il ne s'agit ni de les ignorer ni de les opposer aux médias traditionnels. Notre responsabilité est de les accompagner vers davantage de professionnalisation : formation, éthique, déontologie, vérification de l'information et maîtrise des nouveaux outils. Le support change. Les exigences du journalisme, elles, demeurent.
Face à la multiplication des sites d'information et des influenceurs qui se revendiquent journalistes, comment l'UNJCI entend-elle poser des critères clairs de professionnalisme ?
Il faut rappeler une chose essentielle : avoir une audience ne suffit pas à faire de quelqu'un un journaliste. Le journalisme est un métier qui repose sur des règles : rechercher, vérifier, recouper, hiérarchiser l'information, respecter l'éthique et répondre de ce que l'on publie. Nous continuerons donc à défendre ces standards, mais aussi à créer le dialogue. À ce titre, nous initierons des rencontres périodiques avec les acteurs des médias en ligne et les créateurs de contenus, pour échanger sur les pratiques, partager les expériences et leur permettre de participer à des formations sur l'éthique, la déontologie et les fondamentaux du journalisme. Notre démarche n'est pas d'exclure, mais d'accompagner et de professionnaliser. Le numérique démocratise la parole ; il ne doit pas diluer les exigences du journalisme.

VI. La carte de presse, la procédure concrète

Quel est aujourd'hui le processus concret pour qu'un journaliste de la diaspora obtienne sa carte de presse ivoirienne ? Les mêmes critères s'appliquent-ils qu'aux journalistes basés en Côte d'Ivoire ?
Il faut d'abord distinguer la carte de membre de l'UNJCI de la carte d'identité de journaliste professionnel, qui obéit à un dispositif légal spécifique. Pour adhérer à l'UNJCI, il faut être journaliste, exercer effectivement le métier et pouvoir justifier son appartenance à une rédaction. La question des confrères de la diaspora mérite cependant d'être regardée de près, parce que les conditions d'exercice ont évolué. Des règles existent ; nous devons voir comment les adapter aux nouvelles réalités sans transiger sur le professionnalisme. L'UNJCI est régie par des textes. Toute évolution importante devra donc être discutée et adoptée dans le cadre de nos instances, notamment en assemblée générale. Notre objectif est d'être plus inclusifs, mais avec la même exigence : être journaliste et pouvoir en apporter la preuve.
Un journaliste travaillant exclusivement pour un média en ligne peut-il prétendre à la carte de presse au même titre qu'un journaliste de presse écrite, radio ou télévision ?
Oui, tout à fait. Un journaliste travaillant exclusivement pour un média en ligne peut prétendre à la carte de journaliste professionnel, dès lors que son organe est légalement constitué, qu'il y exerce effectivement le métier de journaliste et qu'il remplit les conditions prévues par les textes. Le débat ne doit donc plus être : presse écrite, radio, télévision ou Internet. Ce qui compte, c'est l'exercice professionnel du journalisme. Le numérique est aujourd'hui un support à part entière de l'information. Mais, quel que soit le support, les mêmes exigences doivent demeurer : exercer réellement le métier, appartenir à une rédaction ou collaborer professionnellement avec un média reconnu, et pouvoir justifier que le journalisme constitue son activité principale et rémunérée. Le support évolue, mais les exigences du métier restent les mêmes.
Quelles sont les principales difficultés rencontrées par les journalistes de la diaspora et des médias en ligne dans leurs démarches, et quelles réformes envisagez-vous pour simplifier ou clarifier ce processus ?
La distance, l'accès à l'information et parfois la compréhension des procédures peuvent constituer des difficultés pour nos confrères établis à l'étranger. L'UNJCI peut jouer un rôle d'interface en recensant ces difficultés et en les portant auprès des structures compétentes. Notre souhait est simple : des procédures claires, accessibles et adaptées aux réalités actuelles de la profession, sans jamais sacrifier la rigueur nécessaire à la reconnaissance du statut de journaliste professionnel.
Envisagez-vous une procédure spécifique ou dématérialisée pour les journalistes ne résidant pas en Côte d'Ivoire ?
La dématérialisation mérite clairement d'être étudiée, notamment pour nos confrères établis à l'étranger. Mais cette décision ne relève pas de l'UNJCI seule. Nous pouvons en revanche porter cette proposition auprès des autorités compétentes et participer à la réflexion. Le numérique doit aussi servir à rapprocher l'administration du journaliste, où qu'il se trouve.
Interview avec Marie-Laure N’Goran, Présidente du Conseil exécutif de l’UNJCI

VII. Portrait et parcours

Vous êtes triple lauréate du Prix Ebony, ancienne vice-présidente de l'UNJCI et présentatrice du 20h de la RTI. En quoi ce parcours nourrit-il votre vision pour l'organisation ?
Ce parcours m'a surtout appris que rien de durable ne se construit sans travail, discipline et persévérance. J'ai connu le terrain, le reportage, les exigences du direct, les responsabilités éditoriales, mais aussi la vie associative au sein de l'UNJCI. Je connais donc les joies de notre métier, mais également ses réalités et ses difficultés. Après mes trois Prix Ebony, j'ai eu l'honneur de recevoir, le 3 août dernier, le Prix national d'Excellence pour le développement des médias. J'accueille cette distinction avec beaucoup de reconnaissance, mais aussi comme une responsabilité supplémentaire. Car pour moi, les distinctions ne sont pas une finalité. Elles consacrent un parcours, mais elles obligent surtout à aller plus loin. Aujourd'hui, ce qui m'importe, c'est de mettre toute cette expérience au service de mes confrères et de notre profession. La véritable valeur d'un parcours se mesure aussi à ce qu'il permet d'apporter aux autres.
Vous êtes également écrivaine et promotrice d'initiatives sociales (Marielordivoire). Comment conciliez-vous ces engagements avec la présidence de l'UNJCI ?
Je ne les considère pas comme des engagements contradictoires. Ils ont un même fil conducteur : informer, transmettre, valoriser et servir. Le journalisme m'a appris à raconter le monde. L'écriture me permet de transmettre autrement. Les Trophées Marielordivoire mettent en lumière la Côte d'Ivoire et les talents de notre diaspora. Enfin, l'UNJCI me donne aujourd'hui la responsabilité de servir ma corporation. La clé reste l'organisation, le travail en équipe et la capacité à définir clairement ses priorités.

VIII. Message aux confrères

Un mot aux journalistes ivoiriens pour un autre visage de la presse en Côte d'Ivoire ?
Je voudrais leur dire : retrouvons la fierté de notre métier. Dans un monde saturé d'informations, notre responsabilité est encore plus grande. Vérifions avant de publier. Restons exigeants sur l'éthique. Formons-nous continuellement. Refusons que la précarité ou la course à l'audience nous fasse renoncer à nos principes. Une presse respectée commence par des journalistes qui respectent leur métier. Rêvons grand, osons !
Quel message adressez-vous en particulier aux femmes journalistes, à l'heure où vous incarnez cette première historique ?
Je voudrais leur dire avec force : osez ! Osez travailler, vous former, prendre des responsabilités et vous présenter là où l'on ne vous attend pas toujours. Je suis la première femme à présider l'UNJCI, mais je souhaite surtout ne pas être la dernière. Ma victoire aura encore plus de sens si elle contribue à ouvrir davantage de portes à d'autres femmes. Et je leur dis également : ne cherchez pas seulement une place. Préparez-vous à la mériter, puis à l'occuper pleinement.
Vous êtes élue malgré tout ce contexte tumultueux. Quel appel lancez-vous à l'unité de la corporation pour tourner cette page ?
Mon appel est celui du rassemblement. L'élection est terminée. Nous avons pu avoir des choix différents, soutenir des candidats différents, parfois même nous opposer. Mais nous partageons une même maison et un même métier. Aux anciens, aux aînés, aux cadets, à toutes les générations de journalistes, je dis : rassemblons-nous. Nous avons suffisamment d'énergie pour transformer notre profession. Ne la gaspillons pas dans les divisions. Il n'y a plus de camp à défendre. Il y a désormais une profession à servir et une UNJCI à construire ensemble.
Note de la rédaction : cet entretien a été recueilli par abidjan4all auprès de Marie-Laure N'Goran, présidente du Conseil exécutif de l'UNJCI. Les réponses sont retranscrites dans leur intégralité et n'ont fait l'objet que de corrections de forme (orthographe, ponctuation, numérotation), sans modification de leur contenu.
Marie-Laure N'GoranUNJCIPrix EbonyMarielordivoireJournalisteCôte d'Ivoire
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