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Football ivoirien : Yacine Idriss Diallo reconduit pour un second mandat à la tête de la FIF

APAnge Pascal12 septembre 20263 min de lectureLu 3 foisSport
Yacine Idriss Diallo, président de la FIF
📷 Illustration : Yacine Idriss Diallo, président de la FIF © Abidjan4all
Yamoussoukro, 12 septembre 2026 - Sans surprise, mais non sans enjeux, Yacine Idriss Diallo a été réélu ce samedi à la présidence de la Fédération ivoirienne de football (FIF). Réuni en assemblée générale élective à la Fondation Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix, à Yamoussoukro, le football ivoirien a choisi la continuité pour les quatre prochaines années.

Un scrutin à sens unique, mais surveillé de près

Candidat unique validé par la Commission électorale de la FIF, qui avait arrêté la liste définitive des prétendants dès le mois d'août, le président sortant n'affrontait aucun adversaire déclaré. Le suspense portait donc moins sur l'issue du vote que sur son ampleur.
Elle fut large : Idriss Diallo a recueilli 123 voix pondérées sur 149 exprimées, soit environ 74 % des suffrages, selon les chiffres communiqués par l'instance à l'issue du scrutin. Les 89 délégués inscrits ont pris part au vote, un taux de présence proche de 99 %, tandis que le décompte final faisait apparaître 10 bulletins blancs et 5 nuls. Le résultat en voix pondérées s'explique par un système de coefficients qui accorde un poids spécifique à chaque division du championnat ivoirien dans le calcul final.
Dans le détail, la participation par collège électoral a été particulièrement forte : les clubs de Ligue 1 se sont mobilisés en nombre, tout comme ceux de Ligue 2, où 21 des 28 clubs inscrits ont voté, et la Division 3, qui a enregistré 34 votants sur 40 inscrits. Les groupements d'intérêts ont, eux, voté en totalité.

Un premier mandat marqué par le sacre continental

Arrivé à la tête de la maison de verre en avril 2022, Idriss Diallo s'appuie sur un bilan que peu de ses prédécesseurs peuvent revendiquer. Son mandat aura été indissociable de la Coupe d'Afrique des nations 2023, organisée en Côte d'Ivoire et remportée par les Éléphants en février 2024 — un troisième sacre continental obtenu à domicile. La sélection nationale s'est également qualifiée pour la Coupe du monde 2026, confirmant la dynamique retrouvée du football ivoirien sur la scène internationale.
Sur le plan structurel, la gouvernance fédérale a également revu à la hausse le soutien financier aux clubs locaux. Les subventions allouées aux formations de Ligue 1 sont passées de 75 à 100 millions de FCFA, celles des clubs de Ligue 2 de 30 à 50 millions, tandis que l'enveloppe consacrée au football féminin a quadruplé, passant de 2,5 à 10 millions de FCFA.
Ce bilan n'a toutefois pas fait l'unanimité en coulisses. Le processus électoral qui a précédé ce scrutin a suscité des débats au sein de la famille du football ivoirien, certains acteurs ayant contesté en amont les conditions de validation des candidatures. Ces tensions n'ont cependant pas empêché un plébiscite institutionnel net en faveur du président sortant.

« Transformer pour durer »

Sitôt les résultats proclamés, Idriss Diallo a pris la parole pour remercier ses soutiens et le chef de l'État, Alassane Ouattara. Il a résumé l'esprit de ce nouveau mandat en forgeant sa formule autour du slogan de sa campagne : « Nous allons transformer pour durer, mais ensemble et unis », a-t-il déclaré devant les délégués rassemblés à Yamoussoukro.
Ce programme, présenté quelques jours avant l'élection, met l'accent sur la professionnalisation et l'autonomisation des clubs, ainsi que sur la poursuite des chantiers de formation et d'infrastructures entamés lors du mandat précédent. Il devient, avec cette réélection, le 13ᵉ président de l'histoire de la fédération.

Et maintenant ?

Le nouveau Comité exécutif, également désigné lors de cette assemblée générale, aura la charge de traduire ce programme en actes concrets. Les regards se tourneront rapidement vers les prochaines échéances des Éléphants, à commencer par la préparation de la Coupe du monde 2026, et vers la capacité de la FIF à consolider les acquis obtenus depuis 2022 sans repos sur ses lauriers.
Reste à savoir si ce second mandat parviendra à transformer les succès sportifs en réformes durables pour l'ensemble de l'écosystème du football ivoirien, des clubs professionnels jusqu'aux catégories de jeunes.
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