La fête espagnole aura été de courte durée sur la pelouse du MetLife Stadium. Quelques minutes après le coup de sifflet final de la finale de la Coupe du monde 2026, remportée par l'Espagne face à l'Argentine (1-0 après prolongation), plusieurs échauffourées ont éclaté entre joueurs des deux équipes, ternissant l'image du sacre espagnol et provoquant une onde de choc dans le monde du football. La Fédération internationale de football association (FIFA) a annoncé, le 20 juillet 2026, l'ouverture d'une enquête disciplinaire visant plusieurs membres de la délégation argentine.
Dans un communiqué officiel, l'instance basée à Zurich a précisé avoir désigné, conformément à l'article 36 de son Code disciplinaire, « un procureur chargé de la discipline et de l'éthique pour enquêter sur d'éventuelles infractions au Code en lien avec les événements d'après-match ». Le texte ajoute que « des détails supplémentaires seront communiqués par la Commission de discipline de la FIFA dès la finalisation du rapport du procureur ». Parmi les principaux visés figure le milieu de terrain Leandro Paredes, déjà expulsé pendant la rencontre, qui se serait en outre pris à plusieurs joueurs espagnols après le coup de sifflet final, notamment en poussant et en saisissant à la gorge le défenseur Eric Garcia, avant un nouvel accrochage avec le jeune milieu Gavi. Le défenseur Nahuel Molina est également dans le viseur de la FIFA, pour une altercation avec le capitaine espagnol Rodri, qu'il aurait frappé à la poitrine alors que ce dernier célébrait le titre. L'adjoint du sélectionneur argentin Lionel Scaloni, Roberto Ayala, est lui aussi concerné par l'enquête, pour un geste envers l'attaquant espagnol Dani Olmo. Selon plusieurs médias sportifs, l'enquête de la FIFA devrait également s'intéresser à l'attitude de certains joueurs argentins lors de la cérémonie de remise du trophée, plusieurs d'entre eux ayant apparemment tourné le dos au moment de la célébration du sacre espagnol. La finale s'était déjà achevée sous tension côté argentin, avec l'expulsion du milieu Enzo Fernández en fin de temps réglementaire, sanctionné pour un tacle en retard sur le jeune espoir espagnol Pau Cubarsí après avoir déjà été averti une première fois. Ce type d'incidents post-match n'est pas inédit dans l'histoire de la Coupe du monde. En 2006, la FIFA avait sanctionné a posteriori Zinédine Zidane de trois matchs de suspension après son coup de tête sur Marco Materazzi en finale. Plus récemment, lors du Mondial 2022 au Qatar, plusieurs joueurs avaient également été sanctionnés pour des comportements jugés inappropriés lors de célébrations ou de confrontations avec les arbitres. La FIFA avait alors rappelé sa volonté de maintenir « les plus hauts standards de conduite » durant ses compétitions, une exigence qu'elle réaffirme aujourd'hui face à ces nouveaux incidents. Les décisions du procureur disciplinaire sont attendues dans les prochaines semaines et pourraient déboucher sur de lourdes sanctions, tant à l'encontre des individus mis en cause que de la Fédération argentine de football (AFA) elle-même, qui risque une nouvelle amende selon plusieurs médias spécialisés. Ces sanctions, si elles sont confirmées, pourraient avoir une incidence sur la composition de la sélection argentine pour les prochaines échéances continentales de l'été 2026 et au-delà, à commencer par la Copa América.








