Le rideau est tombé sur le Mondial nord-américain pour les Éléphants de Côte d'Ivoire, éliminés en huitièmes de finale (round of 32 dans le format élargi à 48 équipes) par la Norvège d'Erling Haaland, au terme d'un match à suspense disputé à Arlington. Menés au score, les hommes d'Emerse Faé sont revenus dans la partie grâce à une réalisation splendide d'Amad Diallo à la 74e minute, avant qu'un but tardif du prolifique attaquant norvégien ne vienne mettre un terme au rêve ivoirien, sur le score de 2 buts à 1.
Sur le plan continental, la Côte d'Ivoire signe le troisième meilleur parcours africain de cette édition, derrière le Maroc (7e) et l'Égypte (15e), mais devant plusieurs autres nations du continent, dont la RD Congo (23e), le Ghana (24e), l'Afrique du Sud (26e), l'Algérie (30e), le Sénégal (31e), le Cap-Vert (32e) et la Tunisie (47e). Les Éléphants terminent également devant des nations traditionnellement huppées du football mondial telles que la Croatie (20e) et le Japon (21e), même s'ils échouent de peu aux portes du Top 16, derrière les Pays-Bas (17e) et l'Allemagne (18e).
Le parcours ivoirien dans ce Mondial à format inédit avait pourtant démarré sous tension, dans un groupe E particulièrement relevé aux côtés de l'Allemagne, de l'Équateur et de Curaçao. Pour leur entrée en lice, les hommes de Faé se sont imposés 1-0 face à l'Équateur grâce à un but tardif d'Amad Diallo. Ils ont ensuite livré une prestation solide, quoique perdante (2-1), face à l'Allemagne, avant de se relancer avec une nette victoire 2-0 contre Curaçao, ponctuée d'un doublé de Nicolas Pépé, validant leur qualification pour les phases finales.
Conséquence directe de ce parcours : la Côte d'Ivoire progresse de deux places au classement mondial FIFA, publié à l'issue du tournoi, se hissant à la 31e position avec 1 565,47 points, contre la 33e place lors du précédent classement. Une progression qui la replace parmi les meilleures nations du continent, même si elle demeure, sur ce classement spécifique établi selon une méthodologie différente du bilan sportif du tournoi, derrière le Maroc, le Sénégal, l'Égypte, le Nigeria et l'Algérie.
Au-delà des chiffres, c'est surtout le symbole du retour qui retient l'attention des observateurs du football ivoirien. Après une décennie marquée par des désillusions successives en phase de qualification, la génération actuelle des Éléphants, portée par des joueurs comme Amad Diallo, Nicolas Pépé ou encore un collectif rajeuni autour du sélectionneur Emerse Faé, ancien champion d'Afrique en tant que sélectionneur en 2023, confirme sa capacité à rivaliser avec les meilleures nations de la planète. Un socle sur lequel la Fédération ivoirienne de football (FIF) entend désormais construire, à l'approche des prochaines échéances continentales, notamment la CAN 2027 qui se profile en Afrique de l'Est.








